DE TUNIS A PARIS, MELANGES A LA MEMOIRE DE PAUL SEBAG


et à l’infatigable érudit qui a marqué durablement plusieurs générations de chercheurs et d’étudiants.
Se définissant lui-même, dans une lettre inédite à son ami Claude Roy , «juif … non pratiquant… non croyant … français par l’état civil … par la culture … par les sentiments … marxiste … communiste … anti-impérialiste … tunisologue … “patriote tunisien”… enraciné dans sa terre natale…», Paul Sebag (Tunis 1919–Paris 2004) reste indissociablement lié à l’histoire de la Tunisie, depuis ses premiers travaux de sociologue dans les années 1950, jusqu’à ses plus récentes publications historiques autour du judaïsme tunisien et de la ville de Tunis à partir de 1990. Son action en faveur de l’indépendance lui fera prendre part à l’organisation de la nouvelle université tunisienne, et tout particulièrement du département de sociologie, où il enseignera jusqu’en 1977, date de son arrivée à Paris. Ouvrage coordonné par Claude NATAF, éditions de l’éclat, Paris 2008 : ce volume collectif à l’initiative de la Société d’Histoire des Juifs de Tunisie se veut un hommage à la fois à l’homme “au simple sourire”, au professeur rigoureux

LA MOSAIQUE MEDICALE DE TUNISIE


Le temps s’écoule et l’Histoire se construit d’évènements essentiels et de faits mineurs, de personnages illustres et de personnes simples, anonymes, ignorées.
Qui passera à la postérité ? Ceux qui ne seront pas tombés dans l’oubli et dont on aura su cultiver la mémoire ou au moins évoquer le nom.Ecrit par Lucien MOATTI aux éditions Glyphe, Paris 2008. C’est 1200 biographies de médecins ayant exercé leur profession en Tunisie de 1800 à 1950, de toutes origines, qui sont présentées dans cet ouvrage. Ces femmes et ces hommes apparaissent comme une mosaïque, à l’image de ces mosaïques qui marquent l’art du pays.

LA PARTENZA : LA SAGA D’UNE FAMILLE SICILIENNE DE TUNISIE


J’ai écrit pour garder en mémoire, de façon romancée, l’aventure de tous ceux qui ont participé à cette époque de l’Histoire de la Tunisie. La nostalgie, oui, mais aussi l’amour de ce pays qui nous a tous marqués à différents niveaux. Mon enfance est restée dans le bled, à Hadjeb el Aïoun, mon adolescence à Menzel Temime, mes premières amourettes à Bizerte…
Dans ce premier tome, le lecteur découvrira l’histoire de cette population émigrée à la fin du XIXe siècle, d’abord à La Goulette et le chantier du nouveau port de Tunis. Une saga familiale qui se poursuivra dans un second tome, de Mateur à Ferryville, couvrant toute la première moitié du XXe siècle en Tunisie.
LA PARTENZA est un message de fraternité et de tolérance, une déclaration d’amour de l’auteur à sa terre natale autant qu’à sa terre d’accueil. À travers l’histoire d’une famille, c’est l’histoire politique, économique et humaine de la Tunisie, avec son cortège de déchirements, d’amitiés et de haines, d’espérances et de peines
Un récit extrêmement intéressant, tant sur le plan historique que narratif, bien documenté et narré dans un style parfaitement maîtrisé.

Michel AUGUGLIORO est né en 1937 en Tunisie, représentant de la troisième génération d’émigrés siciliens. Après des études primaires à l’école franco-arabe dans le bled et des études secondaires au Collège de Bizerte, il poursuit un cycle universitaire d’italien en France.
Retraité, il vit actuellement dans un petit village des Cévennes où il s’implique avec dynamisme dans la vie municipale et associative de sa région.
de Michel AUGUGLIORO, éditions Carthaginoises, Tunis 2008 :  » Je raconte l’histoire de l’émigration de paysans siciliens en 1881 pour la Tunisie. Cette histoire familiale, qui pourrait être la mienne, se déroule depuis le départ de mes grands-parents de Trapani jusqu’en 1956.
PS. A SALAMBO, rencontrez l’auteur de la Partenza à la Librairie Art Libris samedi 1e novembre à 17h.

LE SENTIER DES AUBEPINES DE CLAUDE RIZZO


Rosine, jeune veuve, vit avec sa fille Antonia dans un village du Massif du Mercantour. Les épines amères de l’existence ne l’ont pas épargnée. Elle croit enfin rencontrer, en Giovani Cini, un berger piémontais, le deuxième grand amour de sa vie. Elle l’épouse et renaît ainsi au bonheur. La belle saison arrive. Giovanni prend les chemins de l’estive.

Le ciel se couvre à nouveau. Rosine se rend aux funérailles de son père. Elle apprend que son époux est revenu en son absence. Il a passé la nuit au village avant de disparaître sans l’attendre. Dans la bergerie, Rosine découvre Antonia en pleurs. Le propos entre l’adolescente et sa mère tourne à l’affrontement. La jeune quitte la maison et prend ainsi les chemins de l’exil.

Une mort mystérieuse, une naissance « inattendue » viennent ajouter leur touche à l’histoire.

Sentier des aubépines, le destin n’a pas encore déployé tous ses fastes. Tandis que grandit le petit Adrien, offrant à Rosine quelques années de bonheur et de complicité, les fantômes du passé ressurgissent et parcourent la vallée. Les uns porteurs de promesses, les autres chargés de ressentiments…

Après le succès de son roman « Le Maltais de Bab el-Khadra » (ed. Michel Lafon 2004) et celui de « La Secte »(Ed. Lucien Souny 2007), Claude RIZZO développe ici un thème qui lui est cher et dans lequel il excelle, celui de la saga familiale. Des familles en proie à des secrets que l’on pensait enfouis à jamais.

COMMUNIQUE

Bien que les livres de cette époque remercient Sakkat pour son amitié envers les Juifs, je cherche un récit personnel par un des hommes qui a trouvé refuge à la ferme de Si Ali Sakkat à Bir Halima dans la vallée de Zaghouan pendant la bataille de Tunisie, au printemps 1943.

Est-ce que vous avez été parmi les soixante hommes juifs (ou descendants) qui ont trouvé refuge à la ferme de Si Ali Sakkat ?
Si vous correspondez à la description ou si vous savez des informations à propos de quelqu’un qui était à la ferme, ou si vous savez d’ autres histoires d’aide de musulmans aux juifs pendant la guerre, s’il vous plait, contactez-moi à

rsatloff@washingtoninstitute.org .

Robert Satloff
Washington, DC
http://www.washingtoninstitute.org/
Pour une critique de l’ouvrage voir le site : http://www.attariq.org/spip.php.article23.html
Je suis l’auteur de « Parmi les Justes: Histoires Perdues de l’holocauste dans les pays arabes » (« Among the Righteous »). Dans ce livre, je raconte l’histoire de Si Ali Sakkat, dont la générosité a aidé soixante juifs à survivre à la 2ème guerre mondiale.

LA ROSE ET LE PAVOT AU THEATRE AIRE FALGUIERE

…Et se tissent, en mots et en musique, les contours d’un pays étrange tenant à la fois du séfarland et du Yiddishland, où Brest-Litovsk se relie à Tunis et où Sarcelles regarde Kovno en une saga savoureuse, émouvante et drôle.

Au Théâtre Aire Falguière
55, rue de la procession 75015 Paris
tel : 01 56 58 02 32 – http:/www.airefalguiere.com

Tarif normal : 15 € Tarif réduit : 10 €
Métro : ligne 12 : Volontaires, ligne 13 : Plaisance
Bus : 62 – 88 – 89 – 95Histoires de neige et de sable d’un juif russe et d’une juive tunisienne.
Spectacle à deux voix et en musique de et par Sonia Koskas et Maurice Delaistier

ROUGE HARISSA DE SONIA MEDINA

Exilée,exportée, importée et totalement perdue dans un Paris sans
soleil, sans plage, sans thé aux pignons et sans jasmin. Ma famille
a dressé des écrans de fumée d’une blancheur opaque et aveuglante,
me faisant grandir dans un pays qui n’existe pas.

Comment vivre, comment être moi-même avec cet éden qu’ils
croient encore vivant mais dont le pathétique ridicule m’a éloignée
d’eux ?
Dois-je continuer à courir après un paradis qui n’est pas
le mien ? Dois-je continuer à nier la vérité, ma vérité ?

Ces récits les arracheront peut-être aux rêves d’un monde coincé
entre Tunis et Paris. Et moi, j’espère, un jour, être une femme qui
invente son histoire, son pays, une terre nouvelle.

Productrice, auteur, réalisatrice, Sonia MEDINA travaille
depuis de nombreuses années sur le thème de l’identité.
Ces nouvelles mettent l’accent avec humour et auto-dérision
sur les ravages d’un exil « par procuration » à travers le
regard averti de l’enfant qu’elle fut.
Vous savez ce que c’est qu’une famille juive tunisienne ?
Une famille gorgée d’harissa, étouffant sous les gâteaux au
miel, assourdie par les « youyous », caressante jusqu’à vous faire suffoquer et connaissant mieux que vous vos désirs.
(Editions Bibliophane, 2008)

CARTHAGE de DANIEL RONDEAU

Aujourd hui, quartier excentré de Tunis, Carthage fut une ville africaine où vécut longtemps le vieil Orient avant de devenir l une des capitales du christianisme (au IIIe et IVe siècles). Ici l’Orient et l’Occident n ont cessé de se parler, de se combattre, de se rencontrer, de s aimer.
Le récit de Daniel Rondeau rend hommage aux femmes qui ont porté le drapeau de la ville, notamment à Elyssa, la fondatrice, venue de Phénicie au VIIe siècle avant Jésus-Christ, et aux hommes comme Hannibal qui la firent connaître dans le monde entier. Carthage est une méditation sur l histoire, sur le temps qui passe, sur la guerre, sur le grand incendie du monde qui ne s éteint jamais, mais aussi sur les historiens (Hérodote, Thucydide, Polybe) et sur la littérature. L auteur fait la part belle à Virgile, à saint Augustin, qui vécut longtemps à Carthage où il eut ses premières expériences amoureuses, et à Flaubert qui ressuscita la ville disparue dans Salammbô. Carthage est aussi un livre d actualité sur les rapports entre l’Orient et l’Occident, qui sera publié au moment du grand débat sur la création d une éventuelle association Euro-Méditerranée.
Editions NIl (2008)
Biographie de l’auteur
Daniel RONDEAU est écrivain, éditeur et journaliste. Il a publié une vingtaine de livres dont un très beau roman en 2004 : Dans la marche du temps (Grasset).Après ses livres sur Tanger, Alexandrie et Istanbul, Daniel RONDEAU emmène ses lecteurs au cœur de l’histoire et de la mythologie. Nous voici dans le silence de Carthage, la ville des sacrifices humains, la rivale de Rome, rayée de la carte du monde par la volonté du romain Scipion Émilien au IIe siècle avant Jésus-Christ.

RENDEZ-VOUS A L’HOTEL DE VILLE DE PARIS


(de G à D : Michel HAYOUN président de l’ALCT, M. GUICHANE, prof physique-chimie, Marie-Germaine fille de M. COLAS prof de maths, M. SFEZ, prof de physique-chimie).

En effet, l’Association des Anciens du Lycée Carnot de Tunis a fêté ses 15 ans dans les prestigieux salons « Les Caryatides » à l’Hôtel de Ville de Paris, somptueusement ornés de fresques et toiles de maîtres, riches en sculptures féminines dorées à l’or florentin….
(Virginie et Philippe TAPIA ont présenté la soirée)
Pour cet anniversaire, les anciens de Carnot ont signé, une fois de plus, un pacte d’amitié entre les 3 communautés juive, musulmane et chrétienne, réunies en ce lieu chargé d’histoire ; histoire de la France qui nous a offert courtoisement et généreusement son bras pour ne pas chuter….
Sacrée Paris ! vous avez eu beau nous faire grandir durant ces années, nous sommes restés inlassablement des enfants de Tunis : Tunis khadra, Tunis Jasmin, Tunis T.G.M., Tunis chère à notre cœur, comme l’a chanté avec poésie, la noble dame de la chanson orientale, Esther Dalal, à l’image des lieux
somptueuse dans sa robe de taffetas rouge orangée , brillant de mille feux, digne des plus grands concerts du monde arabe.
Mais le spectacle n’était pas que sur la scène gigantesque où quelques personnalités ont fait de petits discours, dont le représentant de Monsieur le Maire de Paris et Baraoui Marzouk (ci-dessous) comédienne dans le film « La Graine et le Mulet »,film récompensé aux Césars 2008.
Monsieur Albert Memmi, grand écrivain et son Altesse, le Prince Fayçal Bey, petit fils du Bey de Tunis, nous ont honoré de leur présence…
(de gauche à droite Mona Ben Ghars, Albert Memmi, Effy Tselikas, Fayçal Bey, Virginie Tapia) sans oublier les fidèles qui ont fait le voyage de la Martinique, de Tunis, de Francfort, les anciens de Mutu pour nous rendre visite ….
Silence, on tourne ! quelques 300 figurants autour des protagonistes de la soirée, Lina Hayoun et Philippe Tapia, sont attablés autour d’une table ronde, richement dressée aux couleurs et saveurs de Tunis ; tous animés du même espoir, même fébrilité de retrouver un peu de leur jeunesse entre l’histoire d’une vie, le présent, le passé recomposé et le futur ; les dames rivalisent d’élégance et demeurent, pour la plupart d’entre elles, des créatures divines malgré le temps qui passe, les hommes, plus que jamais séduisants avec leurs tempes poivre et sel…..
Un chuchotement va crescendo de table en table : on ne voit plus rien de la scène au « désespoir » de ceux qui s’y tiennent … On rit bruyamment, on fait sonner le cristal où se balance l’élixir d’eau de vie, la boukha, tel un bateau ivre ; on échange de bons mots, des espoirs d’un avenir meilleur…. Je trace furtivement un cercle de mes yeux myopes pour essayer de revoir les miens : il me semble reconnaître quelques parents d’amis d’enfance ! Suis-je en plein délire ou sont-ce les misérables gouttes d’alcool offertes par mes chers Bernard et Michel, qui me montent à la tête ? Je suis décalée dans le temps… ce sont bien mes copains qui sont devenus les clones de leurs parents, comme moi, probablement ! Je suis un peu troublée mais heureuse de retrouver le passé après cette recherche du temps perdu.
On échange des souvenirs et des impressions sur le raout du jour, entre les timides qui resteront sur leur faim, perdus dans ce maelström d’acteurs, les intrépides, les extravertis et les plus sages…..
Malgré les apparences, ce n’est pas une soirée mondaine superficielle : c’est un rassemblement de nostalgiques qui affichent une délectation évidente à retrouver leur bande après tant d’années de sevrage et de privation ; des nostalgiques à un des moments-clés de la vie : l’intronisation à la Race des Seignors ».
Le décor change brutalement : nous ne sommes plus ces adultes « révérencieux » dans une effervescence culturelle conviviale ; sacro-sainte bonne éducation! nous ne pouvons plus tenir sur nos chaises ….
La caméra ne sait plus où donner de l’objectif et virevolte, ivre et indécise entre les « tourneurs de table » et le crépitement des flashs . les retrouvailles se font enfin émouvantes ou joyeuses sous le regard indifférent d’un couple de danseurs, évoluant sur la scène, inlassablement, avec en fond sonore, un tango argentin ; sommes-nous devenus nos parents, nous les twisteurs, les jerkeurs de l’époque des Yéyés ? c’est un anachronisme !
Gros plans sur les embrassades et les accolades tandis que le mérou continue de refroidir dans l’assiette….
Le décor est définitivement reconstitué : nous sommes à Kherreidine, sur l’avenue de Paris , sur les bancs des Lycées de Tunis , dans la cour des « grands », entre clichés affects et « mièvrerie » sentimentale…. Ce melting-pot n’a plus rien à voir avec les tenues étriquées des figurants, encore étrangers, lors de la première partie du film… Chacun « surjoue » et accompagne ses répliques de mimiques bien de chez nous… on danse, on chante, on sourit et on flotte : on est dans un bain de jouvence ….

L’heure tardive nous rattrape trop vite et c’est le grand moment des solennités.
Face à l’écran géant de notre nuit presque blanche, on se fait une toile : les souvenirs défilent sous nos yeux, mouillés par l’émotion ; un parterre d’inconditionnels de Carnot entourent les professeurs d’antan qui ont eu la gentillesse de se déplacer, Monsieur Guichané, Monsieur Sfez, Monsieur Attal, Monsieur Neveu ainsi que Marie- Germaine, fille de Monsieur Colas et Frédéric, fils des Castel.
Un énorme gâteau d’anniversaire pour les 15 ans d’existence de l’Association, soucieuse de la pérennité de leur « affectio societatis », fidèle à la mémoire d’une enfance heureuse en Tunisie, vient accompagner le générique de fin avec regret ; il est minuit et les au revoir s’éternisent …..
Et si on se donnait rendez-vous dans 5 ans !

NADINE TIBI

A mon amie d’enfance, Annie et son mari, ancien de Carnot, qui attendent avec impatience que leur « printemps » renaisse à la vie…..
Bonsoir Paris, lumineuse malgré ses pavés mouillés et ses embouteillages ! Mille mercis à Monsieur le Maire,Bertrand Delanoë, notre illustre compatriote. En homme généreux qu’il est, il nous a permis de rassembler une partie du Tout-Tunis des années 60 à 80 en une nuit.

1946.1947, classe de 12ème


la classe de 12ème A (1946-1947)
1er rang assis: 7ème: René Badalucco
2ème rang: 6/Norbert Paquel (fils de M.Paquel prof d’histoire), 7/Michel Bussutil, 8/Michel Boccara, 9/Canamella
3ème rang: 2/Victor Tuil, 9/Jean-Claude Nèble, 10/Jean-Claude Borelli
4ème rang: Photo et liste envoyée par Jean-Claude BORELLI : il faisait froid dans la cour, c’est rare de voir des enfants porter leurs manteaux pendant la photo de classe !

CONFERENCE SUR LES JUIFS DE TUNISIE

mardi 29 Janvier à 18H30 à l’Alliance Israëlite 45 rue La Bruyère 75009 PARIS

Dans le cadre des activités de la Société d’Histoire des Juifs de Tunisie, Colette ZYTNICKI, Professeur à l’Université de Toulouse le-Mirail, donne une conférence sur: « L’accueil des Juifs de Tunisie à leur arrivée en France après 1956 »
mardi 29 Janvier à 18H30