Judith-la-Pièce

C’est l’histoire d’une profonde amitié croisée, confrontée à un événement qui la transcende et qui l’éprouve, que nous raconte Cédric Lavie (fils d’un ancien de carnot) : Janvier 1960. Isaac, Pierre, David, Joseph et Moïse se retrouvent, comme chaque année, pour un diner entre amis. Mais ce subtil équilibre entre mémoire et oubli, convictions et doutes, qu’ils essaient de maîtriser, va être ébranlé. Ce soir, ce qui les a réunis risque de les séparer, pour Judith.

Un scénario subtil, intelligent, écrit avec sensibilité et délicatesse ..

Avec Michel Albertini, Yves Penay, Cédric Pannet-Brenner, Alain Malek et Nikolaï Arutene

Nous vous proposons de nous rejoindre pour la première : mercredi 20 janvier à 20h30 au tarif « amical » : 20€.

Pour cela : ALLER SUR LE SITE http://www.judithlapiece.com/ , cliquez sur BILLETERIE , appliquez le code CARNOT

 

Visite-conférence de « Fragonard amoureux » , le mercredi 13 janvier 2016

En janvier, direction le Musée du Luxembourg  pour la visite-conférence de  FRAGONARD amoureux qui réunit peintures et dessins au contenu érotique.
Le Musée du Luxembourg met pour la première fois en lumière l’œuvre de Fragonard à travers ce prisme amoureux, la restituant à la croisée des préoccupations esthétiques et morales du siècle des lumières.

Informations pratiques :
* Groupe de 18 participants maximum
* conférencière du Musée du Luxembourg
* Tarif de la visite 12 € par personne + entrée au musée à payer sur place

Rendez vous Mercredi 13 janvier à 14h au Musée du Luxembourg, précédé, si vous le souhaitez, à 12h d’un repas sur le pouce chez ANGELINA (restaurant du Musée). 19, rue de Vaugirard Paris, métro Mabillon ou Saint-Sulpice.

Merci au préalable de nous informer de votre réservation, par mail à alctfrance@gmail.com . Soyez les premiers à vous inscrire !

 

Hommage à Georges Wolinski


Georges Wolinski a été élève au lycée Carnot, il nous a raconté ses années tunisoises. Voici son témoignage :

Je suis né à Tunis. Mon père, Sygfrid Wolinski, sorte de Juif errant venu de Pologne, est tombé amoureux de la petite Juive italo-tunisienne, Lola Bembaron, ma mère. Ils se sont mariés en 1928 dans la Tunisie coloniale. Ce qui fait que je suis né français comme ma sœur. Je n’ai pas eu le temps de connaître mon père. Il a été assassiné en 1936 par l’un de ses employés. Il avait l’air d’être un type formidable.

A la suite de ce drame, ma mère est partie en France. Ainsi, j’ai passé toute mon enfance auprès de mes grands-parents maternels. Mon grand-père était très connu à Tunis. Il dirigeait la pâtisserie Chez les nègres, renommée pour ses chocolats et ses gâteaux, qui se trouvait juste en face du lycée Carnot. C’est mon père qui avait décoré le magasin avec des têtes de nègres en fer forgé. Je garde la nostalgie du vendredi soir où toute la famille venait manger le couscous. C’était une fête à chaque fois. Dans ces soirées familiales très gaies, tous mes oncles et tantes qui avaient remplacé mon père et ma mère, étaient adorables avec moi. Je me sentais bien dans ces liens familiaux très serrés.

Et puis, il y avait tous les plaisirs de la vie tunisoise. Nous allions à la plage avec le TGM* (le train aux wagons en bois qui reliait Tunis à ses plages). L’été, nous passions deux-trois mois au bord de la mer. La famille louait une maison vide à La Marsa ou à Khereddine. C’était une équipée, dans la haraba, une grande charrette conduite par des chevaux, nous entassions tous les meubles : les armoires, les lits…Un autre grand moment, c’est quand à neuf ans, ma grand-mère m’a amené au hammam avec ma sœur et ma cousine plus âgées. J’étais chez les femmes. C’était la première fois que je voyais des femmes nues, avec tous leurs poils. Comme des gamins, on a joué, on s’est envoyé de l’eau. J’ai gardé le souvenir de cette ambiance, de cette lumière, de ces corps de femmes luisants, avec cette beauté des corps à l’ancienne – des hanches et des seins. Pas des maigrichonnes comme maintenant, qui ont aussi des seins et des fesses, mais qui n’ont pas de hanches. C’étaient de vraies nanas. J’ai gardé un souvenir ébloui de tout cela.

Mes autres grands plaisirs étaient de lire et de dessiner. Ma sœur et moi, nous étions fous de littérature. Nous avions la chance d’avoir à la maison une très grande bibliothèque avec toute la littérature française et anglo-saxonne. A douze-treize ans, j’avais lu tous les Victor Hugo, Jules Verne, Edgar Poe, Jack London. De plus, avec mes amis, nous échangions des livres. Nous avions fait un fond commun où les livres des autres étaient aussi les nôtres. Parfois, nous les reprenions pour les relire. Je lisais énormément. A treize ans, j’ai même lu des livres interdits comme L’amant de Lady Chatterley ; je n’ai rien compris, enfin il y a des choses que j’ai comprises, d’autres que je n’ai pas comprises. Quand je gardais les enfants chez mon oncle Henri et ma tante Dolly, j’allais fouiner dans leur bibliothèque parce qu’il y avait une édition très belle des Mille et une nuits avec des descriptions extraordinaires. J’aimais bien parce que c’était très érotique. Pour les fêtes, les oncles et les tantes nous donnaient de l’argent que nous dépensions en livres chez les bouquinistes. Je me souviens particulièrement de celui qui était dans la Hara, le quartier juif.

Depuis que je suis tout petit, j’ai toujours aimé dessiner. Je dois tenir cela de mon père qui dessinait lui aussi. Dans la pâtisserie de mon grand-père, je griffonnais sur le papier d’emballage des cow-boys, des bateaux avec plein de canons. Au lycée, j’ai toujours crayonné sur mes cahiers, les profs finissaient par s’en apercevoir. Les bandes dessinées américaines ont été d’une très grande importance dans ma vie. J’ai assisté – cela devait être en 1943 – à l’arrivée des Américains à Tunis. L’état-major allié a pris possession du lycée Carnot qui avait été investi auparavant par la Kommandantur allemande. Durant ces années de guerre, j’allais à l’école dans la médina. J’étais devant le lycée, face à la boutique de mon grand-père. J’ai vu passer les troupes américaines dans les Dodges et dans les camions. C’était un véritable western de voir tous ces beaux gars arrivant du désert avec leur casque et leur flingue. Devant la porte d’entrée, stationnaient les chauffeurs des officiers. Tous mes copains leur demandaient des chewing-gums ou des chocolats. Moi, c’étaient des revues, je disais « have you comics » ? Je suis devenu copain avec certains d’entre eux, je m’asseyais à leurs côtés et je lisais les Dick Tracy, Tarzan, Mickey Terry and the pirates en américain. Plus tard, lorsque j’ai travaillé dans Charlie mensuel, j’ai recherché ces bandes dessinées que je regardais dans mon enfance. Je les ai republiées en France et elles ont eu beaucoup de succès parce qu’on les connaissait peu.

Quand j’ai quitté Tunis pour venir en France, cela a été sans regret. La France, celle que j’avais aimée dans les livres, était pour moi un pays mythique comme l’était l’Amérique d’ailleurs. Je quittais mon village Tunis, où on étouffait un peu et je découvrais le paradis France, la neige, l’eau qui ruisselle, les monte agnes. Bien sûr, j’ai perdu ma Méditerranée, ma grande amie la Méditerranée. Aujourd’hui, je suis heureux dès que je la revois.

Extrait de « Les Lycées français du soleil »

(Creusets cosmopolites du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie)

Effy Tselikas-Lina Hayoun

Collection Mémoires. Editions Autrement 2004

PROGRAMME DE LA SHJT 2013.2014

= dimanche 13 octobre 2013 – Journée des Chercheurs :
Présentation de travaux récents sur l’histoire des Juifs d’Afrique du Nord, avec la participation de chercheurs français, italiens, israéliens et tunisiens (voir programme spécial ci-joint).
Cette journée se déroulera au Foyer International d’Accueil de Paris, 30 rue Cabanis 75014Paris

=lundi 18 novembre 2013 – Claude Nataf
Président de la S.H.J.T.
« Les Juifs et l’installation du Protectorat français en Tunisie»

=dimanche 8 décembre 2013
71ème anniversaire de la Rafle des Juifs de Tunis par les S.S. (9 décembre 1942)

►10h45 : Cérémonie traditionnelle d’hommage aux Juifs de Tunisie victimes de la barbarie nazie
Mémorial de la Shoah – 17 rue Geoffroy l’Asnier – 75004 Paris

►14h00 : « Les Juifs italiens en Tunisie pendant la Seconde Guerre Mondiale »
Table ronde avec la participation de :
– Marie-Anne Matard-Bonucci (Professeur à l’Université de Paris VIII, Directrice du Groupe de Recherche sur l’Italie au Centre d’Histoire de Sciences-Po Paris)
– Silvia Finzi (Professeur à la Faculté des Lettres et des Arts de Manouba –Tunisie)
Et les témoignages-souvenirs de :
– Guillaume Lévi, Renato Bensasson, Léo Morpurgo (sous réserve), Renée Sebag
Auditorium du Mémorial de la Shoah – 17 rue Geoffroy l’Asnier – 75004 Paris

►17h15 : présentation en avant-première du film « Les Juifs d’Afrique du Nord aux prises avec Vichy et les nazis (1940-1943) », film réalisé selon une idée de Serge Klarsfeld avec la participation de Michel Abitbol, Mohamed Kenbib, Abdelkrim Allagui, Claude Nataf, Ariel Danan, Benjamin Stora et de nombreux témoins (images inédites).

=mardi 21 janvier 2014 – Claire Rubinstein
Vice-président de la S.H.J.T.
« La représentation des Juifs d’Afrique du Nord par les peintres orientalistes :
esquisse d’une monde juif en mutation »

=mardi 11 mars 2014 – Julie Le Gac
Ancienne Elève de l’Ecole Normale Supérieure.
Chercheuse associée à l’Institut des Sciences Sociales du Politique
(Université Paris Ouest ENS Cachan)
«Contre Vichy, défendre la France et la République :
Les Juifs d’Afrique du Nord dans les Forces Françaises Libres »

=mardi 13 mai 2014 – Habib Kazdaghli
Doyen de la Faculté des Lettres et des Arts de Manouba – Tunisie
« L’ancienne nécropole juive de Tunis du Protectorat à l’Indépendance :
Un enjeu entre urbanisation et tradition»

=mardi 10 juin 2014 – Georges Bensoussan
Directeur de la Revue d’Histoire de la Shoah et de l’enseignement au Mémorial de la Shoah
« Une exclusion silencieuse : le départ des Juifs du Maghreb (1945-1970)»

Lieu des conférences Horaire des conférences : 18h30
Institut Universitaire d’Etudes Juives Elie Wiesel – 119 Rue Lafayette – 75010 PARIS (sauf 8/12/2013 Mémorial de la Shoah)
Métro : Poissonnière ou Gare du Nord
Parkings : Sogeparc – place F. Liszt (10°)

LA LETTRE MEL DE SEPTEMBRE 2013

LES GRANDES EXPOS PROGRAMMEES PAR CARNOT-TUNIS

NOVEMBRE : Mercredi 6 novembre à 18h
GEORGES BRAQUE au GRAND PALAIS, 3, avenue du Général Eisenhower, Paris
Le Grand Palais présente la première rétrospective consacrée à GEORGES BRAQUE (1882-1963), depuis près de quarante ans. Initiateur du cubisme et inventeur des papiers collés, il fut l’une des figures d’avant-garde du début du XXe siècle. L’exposition propose un nouveau regard porté sur l’œuvre de l’artiste et une mise en perspective de son travail avec la peinture, la littérature ou la musique de son temps. Elle réunit des œuvres venues du monde entier.
Visites- conférences 13 €, entrée à payer sur place, merci de confirmer votre venue en envoyant un mail d’inscription à alct@free.fr
PUIS de nous adresser un chèque de 13 € par personne à CARNOT-TUNIS MDA 23, rue Vernet 75008 PARIS

JANVIER 2014 : Mercredi 8 janvier à 17h45
FRANCISCO de GOYA
Nous vous invitons à découvrir à la Pinacothèque de Paris une exposition autour de l’artiste espagnol Goya. Né en 1746 à Saragosse, Francisco de GOYA est un peintre et graveur espagnol. Il a travaillé à la cour et a également réalisé des portraits de toute l’aristocratie. Ces œuvres les plus connues aujourd’hui sont sans nul doute La maja desnuda (musée du Prado à Madrid), le tableau de Charles IV et sa famille (1800) et El tres de Mayo de 1808 qui représente la résistance espagnole. Il meurt à Bordeaux en 1824.
Visites- conférences 13 €, entrée à payer sur place, merci de confirmer votre venue en envoyant un mail d’inscription à alct@free.fr
PUIS de nous adresser un chèque de 13 € par personne à CARNOT-TUNIS MDA 23, rue Vernet 75008 PARIS
Pour ces expositions, inscrivez-vous vite en deux étapes :
1/ mail à alct@free.fr
2/ envoyer un chèque de 13 € par exposition à CARNOT-TUNIS MDA 23, rue Vernet 75008 PARIS

A SAVOIR

Madeleine BERGER BENNACEUR, élue en juin 2009 Conseillère à l’Assemblée des Français de l’Etranger pour la circonscription Tunisie – Libye, a reçu les insignes de Chevalier dans l’Ordre national du Mérite, le 14 mai. Madeleine, née à Tunis, est ancienne élève du lycée Carnot et responsable de l’association des anciens de Carnot à Tunis. Elle est diplômée de l’Université Paris IX Dauphine (Maîtrise de Sciences de Gestion, DESS Marketing et DEA) et enseigne l’économie et la gestion au lycée Gustave Flaubert à la Marsa . Aujourd’hui Conseillère AFE, elle veille à assurer la défense des intérêts des Français résidant dans ces deux pays.

Dans le cadre du Festival de Cannes , Yamina BENGUIGUI, Ministre déléguée à la francophonie, a remis les insignes de chevalier de la Légion d’Honneur à FERID BOUGHEDIR, ancien élève du lycée Carnot, célèbre réalisateur d »Un été à la Goulette » et « Halfaouine, l’enfant des terrasses ».
Les enfants de la Tunisie : On les aime, ils nous font rire, animent nos émissions préférées, ou font partie du paysage politique. Ils ont tous en commun un début de vie en Tunisie et une brillante carrière en France ou à l’international. Cliquez sur le lien pour lire l’article paru sur le site du petitjournal.com http://www.lepetitjournal.com/tunis/a-voir-a-faire/84189-enfants-de-tunisie-ils-sont-devenus-celebres-en-france

CARNET

Nous avons la tristesse de vous faire part de la disparition, de Shirine, fille de Foad SABERAN membre du Conseil d’administration de Carnot-Tunis. L’ensemble du bureau lui présente, ainsi qu’à sa famille, nos plus affectueuses pensées.

A VOUS LA PAROLE !

Bonjour aux anciens du lycée Carnot de Tunis ! A propos du décès d’Antoine SCARDAGLI, j’ai connu un SCARDAGLI (un copain de mon frère Maurice PEREZ) ; ils étaient ensemble en mathelem en 1960. Est ce que c’est la même personne ? D’autre part, peut on avoir des nouvelles des anciens élèves de 2A’C 1964-1965? Merci Patrick PEREZ (lc1953-1965) .

J’ai été l’année 1956-1957 un élève de M. REBOUL à Tunis. Je suis maintenant membre de l’Académie des Sciences et je suis conscient de tout ce que je dois à l’enseignement de ce professeur. Je voudrais, ici, exprimer ma reconnaissance pour tout ce qu’a fait M. Reboul. Yves Meyer Académie des Sciences (Paris)
Salut tout le monde je suis une ancienne élève du lycée Carnot de 1970 à 1980 svp si vous me reconnaissez ou si vous avez une photo de classe, envoyez la moi ; merci d’avance ah j’ai oublié une chose importante en ce temps je portais un corset vu que j’avais une scoliose. Rim BEN JAAFAR ZEHANI (alct@free.fr)

J’ai rencontré au cours d’un séjour à Tunis Guy PAOLLILO, prof d’histoire-géo au lycée Carnot que certains ont certainement connu. Il s’occupe depuis de nombreuses années de l’Association Française d’Entraide et de Bienfaisance de Tunisie (SFEB) et fait un travail assez remarquable.
( aide à l’enfance, aide aux familles, aux personnes seules, veuves ou divorcées, aux personnes âgées sous forme de secours permanents, exceptionnels, en nature, prêts, consultations médicales, etc..) . Une visite à notre professeur s’impose lors d’un passage à Tunis : c’est un homme formidable, qui déploie une énergie extraordinaire et qui mérite d’être aidé. Joseph KHAYAT
SFEB 10 RUE FELICIEN CHALAY TUNIS (place Pasteur, direction Mutuelville, 3 eme rue à droite)

J’ai eu la chance d’étudier dans une classe mixte de Sciences Ex. de 1960-1961.
Quatre profs m’ont profondément marqué chacun a sa manière : M. MASSAL, le prof de Sciences Naturelles dont je ne retrouvais plus le nom jusqu’à la rencontre imprévue avec le site du Lycée Carnot. Il gardait précieusement dans le placard de notre classe un électrophone, et de temps à autre, en fin de semaine, il me semble ou en fin de journée, il nous faisait entendre une œuvre de musique classique, recueilli, bien planté sur ses deux jambes, tête rejetée en arrière et yeux fermés. Pour moi élève au conservatoire de Musique a Tunis pendant toute ma scolarité c’était un régal tout a fait inattendu ; surtout après la rigueur et le conformisme du Lycée Armand Fallières ou j’avais été élève les 6 années précédentes.
M. THOMAS, notre charmant prof de maths aux yeux bleus et à la démarche légèrement clopinante, qui nous enseignait cette matière que j’aimais tant a l’époque. Il a, par ses conversations avec ma maman – en fin de scolarité -, influencé très positivement ma vie à l’université l’année suivante.
Puis il y avait les deux compères : notre prof de philo M. BRUN, qui a contré et bouleversé dans nos jeunes tètes une bonne dose des idées liées à notre éducation jusque là , et notre prof de physique, M. GUICHANET, dont un des élèves, Alain SOUSSAN , faisait d’admirables caricatures qui loin de fâcher M. GUICHANET le faisait rire aux éclats. Je retrouve le nom d’un ami oublie, Jean Claude BORELLIi. Il me semble l’avoir croise au début de mes études a Marseille.
Il régnait dans cette classe assez turbulente, une dynamique ambiance d’étude et une dose de liberté qui a fait de cette année là, une année d’études inoubliable et très fructueuse. J’ai perdu de vue tout ce monde et ce morceau de vie. Mais son influence fructueuse a marqué toute ma vie à venir.
Si vous avez d’autres photos, de cette classe de Sces Ex, j’aimerais beaucoup y accéder car je n’en ai aucune, excepté les images et sensations restés dans ma mémoire. Merci pour ce site. Liliane BISMUTH

A LIRE

Vient de paraître en France le dernier roman historique de Hatem El KAROUI : le samedi 30 novembre 1805, le cheikh Slimane MELLAMELLI débarque du navire « USS Congrès » au port d’Hampton Roads dans l’est des États-Unis. Il s’apprête à rencontrer le président Thomas Jefferson pour essayer d’aplanir un litige tuniso-américain délicat, à savoir la saisie par l’US Navy au large du port de Tripoli de navires tunisiens dans le cadre d’un blocus américain du territoire libyen alors que la Régence de Tunis était théoriquement en paix avec les États-Unis d’Amérique.
Avec L’émissaire barbaresque au Nouveau Monde Hatem EL KAROUI nous propose un éclairage intéressant sur un épisode mal connu de l’Histoire.

Karine TUIL fille de notre camarade Gérard TUIL publie, chez Grasset, son dernier livre « l’Invention de nos vies » :Sam Tahar semble tout avoir : la puissance et la gloire au barreau de New York, la fortune et la célébrité médiatique, un « beau mariage »… Mais sa réussite repose sur une imposture. Pour se fabriquer une autre identité en Amérique, il a emprunté les origines juives de son meilleur ami Samuel, écrivain raté qui sombre lentement dans une banlieue française sous tension. Vingt ans plus tôt, la sublime Nina était restée par pitié aux côtés du plus faible. Mais si c était à refaire ? À mi-vie, ces trois comètes se rencontrent à nouveau, et c est la déflagration…

Visite guidée de l’exposition DEGAS & le nu au Musée de d’Orsay (14/6/12)

Carnot-Tunis vous propose jeudi 14 juin à 15h45 au Musée d’Orsay, la visite guidée, par Suzette Sidoun, de la première grande exposition monographique consacrée à Edgar Degas (1834-1917) à Paris depuis la rétrospective de 1988 au Grand Palais.

Cette exposition explore l’évolution de Degas dans la pratique du nu, de l’approche académique et historique de ses débuts à l’inscription du corps dans la modernité au cours de sa longue carrière. Occupant avec les danseuses et les chevaux une place prédominante dans l’œuvre de l’artiste, les nus sont présentés à travers toutes les techniques pratiquées par Degas, la peinture, la sculpture, le dessin, l’estampe et surtout le pastel qu’il porte à son plus haut degré d’achèvement.

Organisée avec le Museum of Fine Arts, Boston, l’exposition bénéficie du très riche fonds d’oeuvres graphiques du musée d’Orsay, rarement montré pour des raisons de conservation, auxquels s’adjoignent des prêts exceptionnels des plus grandes collections, comme celles du Philadelphia Museum of Art, de l’Art Institute de Chicago ou du Metropolitan Museum of Art de New York.

Inscrivez-vous vite auprès de alct@free.fr, entrée à payer sur place, visite guidée 13€ par personne.

La musique a un pays : CUBA par Dominique LE LANN-TEMAM (du 13 au 23/3/12)

Nous le savons tous, les voyages Carnot offrent de nombreuses vertus thérapeutiques. Grâce aux bons soins de Lina et Michel nous rentrons toujours très heureux et plein d’entrain à Paris.
Une fois de plus, ils ont fait fort.
Nous offrions, à la fin du séjour, un spectacle plutôt intrigant. Imaginez Lulu les yeux brulants de fièvre, Simone éternuant à qui mieux-mieux, Nicole engoncée dans son manteau malgré les 30°, Dominique ahanant au bout de 3 pas, quant au reste de la troupe : vautrée sur les transats de la somptueuse plage dorée de Varadero, immobile, absorbée dans la contemplation du Turquoise de l’Océan. Heureusement nous avons eu droit à une bonne piqûre reconstituante. Ah , la fameuse Piqûre !
Tout ça c’est de leur faute : à Lina, Michel, la guitare de Michel, Les Cubains, le Parti Communiste, l’embargo des USA, le car, le micro du car, la danse, la musique, le Rhum, le coup de soleil. On a démarré le voyage trop vite.
LA HABANA !
Imaginez : le 1er jour, déjà, rendez vous à l’illustre école de danse de la Havane. Cours de Salsa, visite du musée du Rhum , de la ville et…. des très nombreux orchestres PARTOUT dans la ville. Dès que Lucien entend le « son cubain », il se précipite, prend d’emblée les instruments de percussion du joueur (qui les lui prêtent bien volontiers) et ça commence. Tout le monde suit…
– SCOOP : à Cuba, c’est Lucien qui a fait danser l’orchestre…. Pas l’inverse.
Entourés des fumeurs de Havane, on a dansé les Cha-cha, le Mambo, la Salsa, la Rumba… jusqu’à plus soif ! et on a tellement parlé, tellement rit, tellement chanté, tous entrainés par Michel et sa guitare ! Même Daniel au micro entonnant « j’ai quitté mon pays ». Du jamais vu, jamais entendu.
Retour sur image. Les « Carnots » arrivent ! Juste avant le Pape, à la Havane. On le sait, c’est le dernier « vrai » pays communiste de la planète. Heureusement, à Paris, on commence à parler de restriction à cause de la crise. Ca tombe bien. Ici, on peut vraiment mettre en pratique. Les délicates parisiennes n’ont qu’à faire avec ou plutôt sans. Toutes ont apportés parfums, savons et autres franfreluches pour donner aux gens qui, ici, n’ont rien, sauf le nécessaire.
– HISTORIQUE : nous avons peut-être pu vivre et voir les derniers moments de l’influence Soviétique.
Les immeubles sont délabrés, parfois très délabrés. La liberté, très surveillée. Les rares véhicules aux antiques moteurs éructent des fumées d’usine dans un vacarme d’enfer. Lina n’a pas pu obtenir les hôtels souhaités, l’itinéraire tant convoité, le car flambant neuf. Sans doute une histoire de bordereau sans LE tampon officiel ? Mais qu’importe, car Cuba c’est réellement fabuleux. La jeunesse dorée et intello de Paris le sait bien : c’est l’une de leurs premières destinations.
Ici, le monde entier se retrouve. On a vu une roche de Jérusalem gravée en hébreu et vénérée comme telle. Nicole a rencontré le dernier Ashkénaze de la ville. Ensemble ils ont parlé le Yiddish, Nicole a pleuré. J’ai vu gravé dans la vieille ville l’emblème de Saint Eloi, le Patron des fondeurs et autres bijoutiers. C’était la fête que chaque année mon Père célébrait à Paris, c’est là, que moi, j’ai pleuré aussi. J’ai vu des chinois, normal, sauf que ceux-là ici, viennent en « Camarade ».
J’ai même cru voir des « ruines romaines ». Rien de surprenant, l’architecture européenne y a largement emprunté son inspiration.
J’ai vu plein d’américains, ils sont de retour au pays natal. Une jeune fille aidait son grand-père à marcher, il redécouvrait le pays de son enfance. Tous avaient l’air ému.
Les touristes du monde entier sont nombreux, surtout les russes. Ici à Cuba, ligne directe avec Moscou.
Et c’est surtout une ville si belle, que l’on DEVINE si belle. Le temps a passé depuis 1958. Les américains sont partis en laissant leurs somptueuses demeures. Fidel Castro et Che Guevara, icône parmi les icônes, ont instauré l’idéologie communiste de leurs rêves devenus désuets. Ici tout le monde semble heureux. Mais la crise a accentué les travers du régime : de rares transports, interdictions de voitures personnelles. Par contre, écoles d’Art, de sports, de médecine pour tous.
Pendant que le communisme s’installait et parait au plus pressé : éradiquer violence, drogue, mafia omnipotente, pauvreté extrême, lentement, celle qui a du être la plus belle ville du monde, lentement, se lézardait.
Aujourd’hui il faut voir Cuba et surtout IMAGINER. Car le glorieux passé de la capitale des Antilles et le doux Paradis qu’il offrait aux américains, aux artistes et visiteurs de tous bords (Ah ! Souvenirs d’Hemingway) avant la révolution est bien abimé. Heureusement, peu à peu, les travaux redonnent fierté aux beaux bâtiments.
Imaginez…. Une grande ville parsemée de nombreuses et larges avenues. Des villas, non pas, presque des palais, entourés de sublimes jardins tropicaux. Partout la verdure, presque la jungle, les vastes places ornées de statues, de fontaines de marbre, les immenses ficus, la végétation tropicale enserre délicatement la ville dans ses odeurs, les ramures de ses fleurs et le chant des oiseaux des îles. Oui, tout cela a dut être magnifique. Les couleurs sont vives : les bleus, les roses, les rouges. Et puis le soleil, la mer …
L’énorme masse de la cathédrale, ses ornements baroques, les sombres intérieurs des édifices. Les Espagnols de la cruelle Isabelle la Catholique ont bâti toute la vieille ville. Revêtus de couleurs vives, les bâtiments offrent de riants aspects. Comme si les habitants du Nouveau Monde avait voulu effacer l’austérité, la dureté, les souffrances inhérentes à sa construction.
La Havane est un joyau que les esclaves ont construite. Toutes les anciennes grandes merveilles du Monde ont-elles donc été bâtie sur le sang des esclaves ? Ici, eux aussi ont pris leur revanche. La musique, la danse, ils en sont les créateurs, les Rois.
D’emblée, La Havane devient pour moi la Saint-Petersbourg de l’Amérique Latine. Outre, les similitudes politiques, les deux villes offrent les plus beaux ornements que la main de l’homme a su créer.
Surtout l’Art est partout, la musique bien sûr, la danse, le seul pays du monde ayant sacralisé la danse, dont on aperçoit partout les nombreuses sculptures et représentations, la peinture contemporaine sans oublier les délicieux tableaux naïfs.

On ne peut le nier, personne n’est resté indifférent et, pour beaucoup, La Havane a laissé entrer en nous une immense joie de vivre.
Durant ces jours passés dans la ville, la fièvre nous a pris dès le matin et a monté peu à peu : découverte, joie exubérante, enivrement de musique et de danse. Lucien a joué jusqu’à la transe, on a dansé. Cela allumait d’étranges lueurs dans les regards échangés entre les hommes et les femmes. Séduction animale de la danse. Des musiques, il faut savoir en épouser le son et vibrer à son rythme.
TRINITAD
En chemin, visite de Cienfueggos, de son illustre théâtre qui vit notamment Sarah Bernhardt.
Et là, la fièvre monte encore. Lizzie se précipite sur la scène qui a porté Caruso. Elle s’élance et nous gratifie, a capella, d’un craquant et charmant Lac des Cygnes. Elle n’a rien oublié de son ancienne grâce de danseuse étoile de Tunis. Le public s’enthousiasme, applaudie, crie et je pousse Daniel à déclamer des vers de Hugo ou de Molière qu’il connait par cœur. Le théâtre est à nous, profitons en. Las, Daniel n’a qu’un filet de voix, et son accent…. Bref, il se résout à faire le souffleur, et je déclame, habitée d’une joie sans pareille d’enfance oubliée. Lucien veut à son tour aller sur scène. Las, il n’y a pas d’instruments. Qu’a cela ne tienne, et nous voila reparti à rire à n’en plus finir en écoutant ses histoires.
Et puis, arrivée à Trinidad. Autre musique, autres odeurs. Ici on parle encore des esclaves. Ca n’est pas si loin : les grands parents et arrière grands parents des plus jeunes d’ici. Le spectacle commence, au fond d’une salle : le Palenque de los congos reales. Ici, l’Europe se fait plus discrète. Au cœur du pays des plantations de cannes à sucres, l’Afrique se rapproche. Ses descendants commencent à danser.
Le son de la musique est plus grave, il semble remonter de l’antique Afrique des esclaves. Il retrouve le son originel de la terre natale. Les danseurs, austères, ne sourient pas, la danseuse encore moins. Ils miment les durs travaux des champs, la vie quotidienne des ancêtres. Puis, peu à peu, l’ambiance se détend et soudain arrive sur scène le « bouchadia ». Stupeurs, amusements et commentaires vont bon train : tout ce chemin pour voir le fameux bouchadia ????? s’étonne Fabienne. Eh oui, l’Afrique australe n’est pas bien loin du Maghreb. Un seul et même continent.
Ah, j’oublie, la musique se termine par le son totalement inattendu d’un instrument, incongru dans ce lieu dédié au « paganisme ». Grandiose, soudain l’orgue des prêtres retentit : nous sommes bien en terre espagnole. Mais peut-être une musique pour accompagner les prières adressées à Dieu ? Adoucir la vie, accompagner le prêtre catholique qui, en ce temps, fut le seul, à se dresser contre le maitre pour défendre l’esclave. Beaucoup de « justes » d’une autre cause, oubliés aujourd’hui.
Changement de salle de musique. Nous entrons dans l’antre des adorateurs du célébrissime Buena vista Social Club de la Havane (voir le film de Wim Wenders. Sur France ô, dimanche 20h30 ). Les inspirateurs les plus illustres de la musique cubaine qui a depuis conquis le monde entier. Le Jazz est né pas loin d’ici, les danses des claquettes aussi. Respect. Avec une fois de plus Lucien aux commandes. Il a quand même, avant, sagement écouté pour tenter de prendre le rythme, la musique nous a transportés loin, très loin.
Nous étions heureux et …. épuisés.
Heureusement, Varadero nous a accueillis, nous a bercés, nous a soignés. Là, seulement, on s’est laissé vivre.

Visite-guide de l’exposition « Pompei, un art de vivre » (9/1/12)

lundi 9 janvier, accompagnez-nous à l’exposition « Pompéi – Un art de vivre », au Musée Maillot. Cette expo, la première à Paris, nous inviter à circuler dans une maison Pompéienne, créant pour un instant l’illusion, malgré les 2000 ans qui nous séparent, d’être les invités des maîtres de maison.
Nous suivrons notre guide-conférencière dans les pièces de cette maison : l’atrium, le triclinium et la culina, le péristyle autour du jardin, le balneum, le venereum. Deux cents œuvres venant de Pompéi et d’autres sites vésuviens sont ainsi présentées.

Lundi 9 janvier à 18H45 au Musée Maillol, 61, rue de Grenelle, 75007 Paris, Métro : Rue du Bac

Visite conférence 13 €, entrée à payer sur place, merci de confirmer votre venue par mail à alct@free.fr

ENTRE SICILE ET TUNISIE d’HUGUETTE SENIA-BADEAU


A Marseille où elle réside depuis, elle a accompli une carrière d’enseignante consacrée aux élèves en difficulté scolaire et aux enfants sourds. Plus tard, le hasard l’impliqua dans des travaux de traduction au cours desquels elle pris goût à l’écriture et développa, à travers la vie de ses ascendants, l’histoire des immigrés siciliens en Tunisie durant la première moitié du vingtième siècle.

A partir de l’immigration de ses grands-parents, Huguette Senia-Badeau raconte la vie des Siciliens en Tunisie dans la première moitié du vingtième siècle, leur combat pour s’intégrer dans le brassage ethnique qui s’imposait à eux et l’acharnement pour certains à vouloir devenir Français tout en protégeant leurs racines.
Le récit immerge le lecteur dans la médina de Tunis des années cinquante où l’auteur a grandi et se poursuit par un retour sur l’enfance de ses parents. La traversée de la deuxième guerre mondiale y est contée à travers le regard de ceux qui l’ont vécue et souligne les souffrances du quotidien.
L’auteur développe ensuite avec une spontanéité d’enfant ses propres souvenirs aux accents de folklore tunisien. L’histoire s’achève en 1957 avec les premières vagues d’émigration des Pieds Noirs vers la France. Le style fait appel aux sens et évoque une atmosphère.
« Entre Sicile et Tunisie’ s’adresse à ceux qui ont connu la Tunisie et vécu l’exil, mais aussi aux curieux et aux jeunes générations pour qui il sera la découverte d’un passé récent riche de traditions.L’auteur Huguette Senia-Badeau a vécu jusqu’à l’âge de dix ans à Tunis dans le carrefour de cultures d’après guerre.

LE CANCER ET LA FOURMI de MAX DANA,

Dans cet ouvrage, Max DANA, cancérologue de terrain, fait le bilan de trente années glorieuses qui ont fait passer le cancer de mal réputé incurable au statut de maladie comme les autres, guérissable dans la majorité des cas et même à 95% pour certains cancers. Il explique ce qu’est le cancer et répond à toutes les questions que se pose le lecteur non averti.
Il témoigne également des progrès considérables réalisés grâce à un travail de fourmi auquel il a contribué : ses recherches dans le laboratoire d’ Henri Laborit, la création du premier service moderne de radiothérapie de l’Assistance publique à l’hôpital Saint-Louis à Paris, avec la première salle de repérage, le premier poste de physicien de radiothérapie. Les premières consultations pluridisciplinaires, la mise au point, avec le service du professeur Jean Bernard, d’un protocole qui a bouleversé le pronostic de la maladie de Hodgkin.
L’auteur raconte de nombreuses anecdotes sur des personnalités célèbres ou attachantes qu’il a soignées dans le service de radiothérapie-cancérologie de l’hôpital Américain qu’il a dirigé pendant 10 ans.
Il rapporte comment, ensuite, il a fait de son service de radiothérapie-cancérologie de Poissy-Saint-Germain une plaque tournante de la lutte contre le cancer dans les Yvelines et initié le dépistage systématique dans ce département.
Il dénonce un certain nombre de dérives. Il expose les difficiles problèmes éthiques, sociaux, économiques que posent les progrès de la cancérologie et plus généralement de la médecine.
Il suggère des solutions originales (pas toujours politiquement correctes) à ces problèmes : carte vitale à points, par exemple.
Témoignage d’espoir, ce livre propose ainsi des solutions pour l’avenir.

Diffusion : Rue Bleue Diffusion
Parc du Château de Lancosme
36500 Vendoeuvres

COLLOQUE INTERNATIONAL « LA CULTURE ITALIENNE EN TUNISIE »

Tunisiens de naissance, mais étrangers à leur pays adoptif, beaucoup d’entre eux ont vécu jusqu’au bout le rêve patriotique que cette frontière d’Italie, la Tunisie, sous protectorat français entre 1881 et 1956, devienne tôt ou tard italienne. La défaite de la seconde guerre mondiale, puis la décolonisation du pays, anéantissent toute velléité italienne de colonisation et brisent même le précaire équilibre franco-italien d’antan.

Si les intérêts du colonisateur français n’ont pas toujours correspondu à ceux des Italiens de Tunisie, le jeune Etat postcolonial, en quête de sa propre identité nationale n’arrive pas à intégrer ses communautés allogènes. Contraints au départ vers la France ou l’Italie, les Italo-tunisiens restent dans l’oubli pendant plusieurs décennies.

Se pencher sur la figure et l’œuvre d’Adrien Salmieri fournit une occasion d’étudier cet échange de cultures favorable à l’émergence d’une écriture sui generis.

PROGRAMME DU COLLOQUE

Vendredi 19 novembre, bibliothèque universitaire upv

14h00 Inauguration de l’exposition « Les Italiens de Tunisie : reflets de mémoire »

Vendredi 19 novembre, salle jourda

Adrien Salmieri, chantre de la colonie italienne de tunis

Modérateur : Guy Dugas

15h30 Guy Dugas (Directeur IRIEC Université Paul Valéry)

Ouverture du colloque

16h00 Isabelle Felici (Professeur en études italiennes, Université Paul Valéry)

Adrien Salmieri : italianité et ouverture culturelle

16h30 Alessio Loreti (Doctorant en littératures comparées, I.R.I.E.C. Université Paul Valéry)

Regards sur l’œuvre d’Adrien Salmieri : une écriture du combat

16h30 Débat avec Adrien Salmieri

Samedi 20 novembre, salle jourda

premiere SEANCE

Italie et Tunisie : perspectives socio-historiques

Modérateur : Alessio Loreti

9h30 Fiorenzo Toso (Professeur de linguistique, Université de Sassari)

La présence génoise en Tunisie: langues et cultures italiennes de Tabarka à Tunis (1700-1956)

10h00 Leila El-Houssi (Maître de conférences, Université de Florence)

Le chemin de l’émigration italienne en Tunisie : choix et perspectives d’une communauté du XIXème au XXème siècle

10h30 Michele Brondino (Directeur de l’association SECUM-EDM, Fossano)

La presse italienne de protestation sociale en Tunisie

11h00 Isabelle Felici (Professeur en études italiennes, Montpellier 3)

Domani (1935), une publication antifasciste à Tunis

11h30 Driss Abbassi (Historien)

Les représentations d’une référence historico-culturelle : l’«antiquité romaine» dans les manuels scolaires coloniaux et postcoloniaux en Tunisie

deuxieme séance

Cultures en partage et littérature

Modérateur : Isabelle Felici

13h30 Adrien Salmieri (écrivain)

A propos de quelques choix idéologiques de la collectivité italienne de Tunisie (1848-1938)

14h00 Alessio Loreti (Doctorant en littératures comparées, I.R.I.E.C. Montpellier 3)

Les Italiens dans l’espace culturel de la Tunisie coloniale

14h30 Guy Dugas (Directeur IRIEC Montpellier 3)

Elisa Chimenti, un surgeon judéo-italo-tunisien

15h00 Yvonne Fracassetti Brondino (Chercheur SECUM-EDM, Fossano)

Cesare Luccio entre colonisés et colonisateurs

15h30 Flaviano Pisanelli (Maître de conférences, Montpellier 3)

« La haine redevient ma seule volupté » : utopie et dissidence dans la poésie de Mario Scalesi (1892-1922)

16h00 Débat et conclusion des travaux

Adrien Salmieri et la culture italienne en Tunisie

Les Italiens de Tunisie

La figure d’Adrien Salmieri

Issu d’une famille de bourgeois italiens de Tunis, Adrien Salmieri, né en 1929, est l’auteur de plusieurs articles sur l’histoire et la culture de la communauté italienne de Tunisie et de nombreux ouvrages de fiction, pour la plupart en langue française.

C’est surtout dans son roman Chronique des morts (1974), à l’aide d’une analyse du passé réel et au fil de ses longues recherches à travers les abîmes d’une mémoire collective, que Salmieri reconstruit le passé intérieur des Italiens de Tunisie. L’auteur communique à son lecteur les « pensées secrètes » de ses morts. Salmieri veut offrir aux siens, qui sont devenus des fantômes incompris et errants dans les pages jamais écrites de l’Histoire, un monument littéraire qui réhabilite leur mémoire.

C’est autour de cette mémoire, individuelle et collective, qu’est construite cette rencontre qui se déroulera sur trois demi-journées. La première sera consacrée à la figure d’Adrien Salmieri.

La deuxième journée sera plus généralement consacrée aux manifestations de la présence italienne en Tunisie, aux écrivains italo-tunisiens (Cesare Luccio, Mario Scalesi, entre autres) et à la presse italienne de Tunisie.

En marge du colloque, la bibliothèque universitaire de Lettres accueille une exposition intitulée Les Italiens de Tunisie : reflets de mémoire.

Comité d’organisation : Guy Dugas, Isabelle Felici, Alessio Loreti

L’Université Paul Valéry – Montpellier III nous invite au Colloque International « Adrien Salmieri et la culture italienne en Tunisie »
Vendredi 19 novembre et samedi 20 novembre 2010

C’est avec une vision d’ouverture qu’il faut revisiter l’expérience des Italiens de Tunisie, qui ont vécu au carrefour des peuples de la Méditerranée.

DE MADHIA EN PASSANT PAR ELDJEM ET KERKENNAH A HAMMAMET

Programme indicatif

J. 1 mercredi 28/07/2010 Rendez-vous à l’aéroport. Vol régulier Air France. Arrivée dans l’après-midi à Madhia en bus climatisé. Dîner et nuit au Madhia Palace

J. 2 jeudi plage/mer ou sport ou farniente jusqu’à 17 h, heure à laquelle nous prendrons le bus pour la Médina de Madhia, riche de ses nombreux bijoutiers et de ses belles demeures, en particulier celles de la rue des Hamza.
De la «Skifa Kahla» à la Grande Mosquée, en passant par la rue des tisserands de soie, et guidé par un responsable de l’Association de sauvegarde de la Médina, nous découvrirons une médina unique, récemment réhabilitée, et entièrement perchée sur la mer. En effet la Méditerranée vous regarde à chaque coin de ruelle !
Le paysage le plus extraordinaire est un immense cimetière marin aux tombes désordonnées qui s’étend sur de vastes étendues, en pente douce, jusqu’au rivage. D’une médina cosmopolite il y a encore quelques quarante ans, il reste une cathédrale désaffectée mais admirablement rénovée et les ruines d’une synagogue.
19H Retour à l’Hôtel
21H Dîner dans un des meilleurs restaurants de poissons de Madhia au son d’un luth.

J. 3 vendredi, après le petit déjeuner, retour à la médina car c’est jour de marché, et le marché du vendredi est incontournable ! Toute la ville se transforme en vaste souk, mais l’élément le plus important est le marché de la soie, véritable caverne d’Ali Baba car de vieilles brodeuses et couturières y exposent des costumes traditionnels de mariage en soieries et dorures. Après cette belle balade, on ira faire une pause au Café Gamra où les habitués se retrouvent à l’ombre des arbres entrelacés.
Retour au Madhia Palace
Après midi à la plage (ou ailleurs) :Il se dit que les plages de Madhia sont les plus belles de Tunisie : sable couleur farine, mer turquoise ; sans algues indésirables et avec une brise qui, en été, rafraîchit agréablement.
20H30 Dîner dans un des meilleurs restaurants de poissons de Mahdia, nuit au Madhia Palace.

J.4 samedi après le petit déjeuner, départ pour El Djem à moins d’une heure de Madhia pour une visite guidée d’un lieu mythologique : sur la route du Sahel, à travers les oliveraies, apparaît soudain la façade du colisée romain d’ El Djem. Cet amphithéâtre, de 35000 places, est le troisième en taille après ceux de Rome et de Capoue. Il était un lieu de rassemblement et de spectacles très populaires [combats de gladiateurs et autres grandes messes]. La façade extérieure, très bien conservée sur la face sud, est formée d’une superposition de trois niveaux d’arcades. A l’intérieur, on peut se perdre dans les galeries circulaires voûtées aux perspectives vertigineuses. Après-midi libre.
Dans la soirée retour au colisée d’El Djem pour assister à une représentation de l’orchestre de l’Opéra de Toulon (Festival International de Musique Symphonique d’El Jem), sous réserve de programmation définitive
Diner et nuit au Madhia Palace.

J. 5 dimanche matinée libre. Vers 14h départ pour les Iles de Kerkennah.
Avant de prendre le ferry sur le port de Sfax, tour de ville – en bus – de la ville moderne avec ses immeubles années 1930 de style art-déco et néo-mauresque, ses grands bâtiments officiels (dont certains en forme de mosquée, avec coupoles et tours évoquent des minarets), sa synagogue, ses églises grecques et catholiques. Puis à pied par Bab Diwan, promenade dans la médina de Sfax, cernée de remparts dont certains vieux de douze siècles. C’est une des plus belles kasbahs de Tunisie, elle a même été choisie comme un des lieux de tournage du film « Le patient anglais ». Il est à remarquer que très peu de touristes s’arrêtent à Sfax qui est une cité économique et industrielle, la deuxième du pays.
En fin d’après-midi, traversée en ferry pour atteindre Kerkennah en 1H3Omm.
Dîner et nuit au Grand Hôtel.
J. 6 lundi : Pour décrire les Iles de Kerkennah, quoi de mieux qu’un extrait d’un article de Guy Deleuze : Honolulu, les Marquises ? Qui d’entre nous n’en a jamais rêvé ? Pourtant à 21 kms au large de Sfax somnole un merveilleux archipel oublié. Des îles abordables. 35 km sur 7 de sables d’or que foulent avec tendresse 900.000 palmiers ondulant sous la caresse d’un vent tiède venu du désert. Point d’usine ni de foule, ni de grand-route ni d’aéroport. Une mer translucide, peu profonde et donc chaude, d’oblongues plages, des éponges et des coquillages. Deux hôtels. Et vous !
Plage, mer et farniente jusqu’à 17H puis tour des Kerkennah guidé par un enseignant passionné par ses îles. Dîner –spectacle, nuit au Grand Hôtel
J. 7 mardi : journée en mer à bord d’une felouque entre plongée dans les eaux chaudes, grillade de poissons fraîchement pêchés et musique. Tout simplement paradisiaque!
Peut-être le savez-vous, à Kerkennah les pêcheurs sont propriétaires de leur lopin de mer. Dîner, nuit au Grand Hôtel
J. 8 mercredi : retour à Sfax par le ferry puis direction Hammamet et l’Hasdrubal spa. Après-midi libre.
Dîner et nuit à l’Hasdrubal

J9 jeudi : journée libre et dîner libre, nuit à l’Hasdrubal.
Hammamet vous connaissez ? mais Hammamet Yasmine où se trouve l’Hasdrubal ? Pour résumé, cela ressemble à Porto Banus (Andalousie), sans ses boutiques de luxe et ses milliardaires mais avec sa marina, ses plages et promenades, ses restaurants, ses casinos…

J 1o vendredi : journée et dîner libre, nuit à l’Hasdrubal
J 11 samedi : dîner « spécial » , nuit à l’Hasdrubal
J 12 dimanche : dîner libre et nuit à l’Hasdrubal
J 13 lundi : journée libre et dîner et nuit à l’Hasdrubal
J14 mardi : journée libre et dîner et nuit à l’Hasdrubal

Durant notre semaine à Hammamet, nous programmerons une visite à Tunis et environs, plus d’information dans quelques semaines.

J15 mercredi : départ en début d’après-midi pour l’aéroport Tunis-Carthage
MERCI D ETRE SI NOMBREUX A PARTICIPER AU CIRCUIT TUNISIE. NOUS NE PRENONS PLUS D’INSCRIPTION. (le 1ER JUIL 2010)

Pour nous cet été c’est la Tunisie ! circuit la première semaine : Madhia,El Djem, les Iles Kerkennah et la seconde semaine farniente dans un palace à Hammamet.
du mercredi 28 juillet au 11 août

programme indicatif, toute info au 0620884052