1954.1955, classe de 1ère M2


De haut en bas et de gauche à droite:
1er rang: Alexandre DALMAS, Marc DRAÏ, Roger MOATTY, Sauveur MANZELLA, Henri SAMAMA, SFEZ, Jean-Louis AMIEL, G COHEN, Max GOZLAN, BOINARD.
2e rang: TAHAR, SEBAG, MASCHIKA, VALENT, Roland SROUSSI, E. COHEN, Yves FRADET, André TOUBIANA, GRANGER, François TERRANOVA.
3e rang: Jean-Paul TAILLEFER, Henri BORG, MEIMOUN, CALAFATO, Edmond UZZAN, Georges TIMSIT, FRADKOFF, BRAMI, TAÏEB, Guy CASSAR, Attillio DIELE.
4e rang: Edmond PONS, André TEBEKA, SAADOUN, MEMMI, M. LEMAIRE professeur d’histoire et géographie, Armand MAAREK, Claude CHEMLA, Mario CALVINO, Bernard SUIED.

Photo et liste d’élèves d’Alexandre Dalmas
avec M. Lemaire prof d’histoire et Géo

Un auteur à l’honneur


Le jury a été séduit par l’histoire enracinée dans le vécu de la Tunisie profonde et par les recherches et trouvailles linguistiques audacieuses.
Créé en 1997, le prix Comar d’Or est devenu le prix littéraire de référence en Tunisie. .
éditions elyzad
Diffusion France : PollenAli Bécheur (ancien de Carnot) a reçu samedi 22 avril le prix Comar d’Or 2006 pour son roman « Le Paradis des Femmes ».Il récompense le meilleur roman de langue française publié entre le 1er avril et le 31 mars de l’année écoulée.

Cinq sous et un miracle de Yaël KÖNIG


un seul homme, le rabbin Simon Baruch, peut l’aider à concrétiser ses rêves, d’une audace alors à peine concevable. Erudit, intransigeant, Simon est apprécié pour sa sagesse par les communautés juive, musulmane et chrétienne qui cohabitent paisiblement. Or, ce gardien des traditions, pourtant tourné vers la modernité, semble doté d’étranges pouvoirs. Qu’arriverait-il si l’amour que Sarah nourrit en secret pour lui était connu de tous ? Odeurs, saveurs, ruelles encombrées, patios bruissants de confidences… : toute une époque revit sous la plume de Yaël König. Cette histoire, inspirée de faits réels (l’auteur a rencontré la famille et les derniers amis du rabbin), est aussi celle d’un bout de France en Afrique du Nord qui croyait encore à l’insouciance.Aux éditions l’Archipel, Paris 2006.
Jeune fille ambitieuse, Sarah refuse de se plier à la coutume selon laquelle, en ces années 1900, une femme n’est censée sortir de sa maison que trois fois dans sa vie : à sa naissance, à son mariage et à sa mort ! A Béja,

Cinquantenaire du lycée Pierre Mendès-France ex Mutu


Les élèves et les enseignants du lycée d’aujourd’hui, mais aussi une importante délégation d’anciens élèves, professeurs et proviseurs viennent spécialement de l’étranger pour ces retrouvailles.
Des personnalités Françaises et Tunisiennes et des représentants d’associations d’anciens élèves d’autres lycées français de Tunisie se joignent à eux à l’occasion du cinquantenaire.

PREPROGRAMME

Soirée-Gala samedi 27 mai 2006 à partir de 20 h00
Tunis : Hôtel Renaissance (Tunis)

– Accueil des délégations non résidentes :
(Au stade actuel il est prévu une délégation d’anciens de Mutu de 120 à 150 personnes venant de France et de l’Etranger)
– Hommage aux enseignants
– Hymne à Mutu : chansons et paroles
– Dîner sous forme de buffet garni
– Animations diverses (tombola- chorégraphie)
– Soirée dansante avec orchestre
Prix :
– 50 Dinars pour les résidents;
– 28 dinars étudiants et élèves,
– 15 dinars pour les personnes qui souhaitent ne participer qu’à la soirée : 23h00 . soirée dansante + 1 boisson

Contact Tunis
Lycée Pierre Mendès France : Angélique : 98 583 202

Par ailleurs, en marge du cinquantenaire et au programme :
– Jeudi 25 mai dîner -restaurant banlieue nord au pied de l’eau. 25 à 40 personnes. Prix étudié sera publié dans meilleurs délais.
– Vendredi 26 mai : 20 h une soirée Barbecue (grillades et accompagnements) en plein air au bord de la grande piscine avec danses, animations nautiques et orchestre au parc aquatique de Hammamet (acqua Parc Hammamet)
– Samedi 27 mai : au lycée Pierre Mendès France
En présence des enseignants, élèves, parents, associations et officiels
* 15 – 17 h Présentation des différentes réalisations culturelles et historiques du lycée
– Chorale
– Danse
– Théâtre
– Défilé représentants les différents pays des élèves scolarisés
* 17 – 18 h exposition photos anciennes et histoire du Lycée
* 18 h buffet léger boissons et pâtisseries
* 19 h départ pour la soirée de Gala

4 jours jeudi 25 soir au dimanche 28 mai (jeudi 25 mai à 21h45: Roissy CDG T3A Retour : Dimanche 28 mai à 18 h 30)
Hôtel 5 étoiles à Gammarth « El Mouradi » en double demi-pension 399 Euros + 69 Taxes et hausse de carburant Supplément de 75 euros en single demi-pension

6 jours mardi 23 soir au dimanche 28 mai (Aller : mardi 23 mai à 21h45: Roissy CDG T3A Retour : Dimanche 28 mai à 18 h 30) en double demi-pension 438 Euros + 69 Taxes et hausse de carburantSupplément de 59 euros en single demi-pension

Ce prix comprend : l’avion aller-retour + les transferts aéroport A/R + 3 ou 5 nuits en demi pension au Mouradi 5*Ce prix ne comprend pas : les boissons et les dépenses personnelles.

CONTACT : GUY VOYAGES : Spécialiste des voyages et séjours sur la Tunisie 42, rue Le Pelletier – 75009 PARIS Tel : 01.42.85.25.25Fax 01.42.85.25.23 guy.voyages@wanadoo.fr
Notre ami Raphaët Dali (lc 1968.1969/termC), président d’AGALM/PMF (Association Générale des Anciens du Lycée de Mutuelleville / Pierre Mendès France)nous fait part des festivités du cinquantenaire qui se déroule à Tunis du 25 au 28 mai 2006.
Photo de mutu en 1966, envoyée par Robert Dupuy, prof d’anglais dans ces années-là (Robert Dupuy a été élève et Censeur au lycée Carnot)

article dans La Presse http://www.lapresse.tn/index.php?opt=15;categ=3;news=27747

Changement de lieu pour la journée hommage à Paul Sebag

Première séance 10h – 12h

HISTOIRE ET POLITIQUE
Sous la présidence de Habib KAZDAGHLI
Vice-Doyen de la Faculté des Lettres de Manouba

Entre Tunis et Alger : les élites juives vers 1800
par Yaron Tsur Université de Tel-Aviv

Alger à la veille de la conquête française
par Jacques Taïeb Université Panthéon-Sorbonne (Paris I)

Le premier voyage d’un Bey de Tunis en France (Ahmed Bey 1837)
par Fayçal Bey, écrivain

La politique française à l’égard des Juifs de Tunisie sous le Protectorat 1910-1923) par Armand Maarek Université Panthéon-Sorbonne (Paris I)

Deuxième séance
14h – 16h 00

CULTURE ET RELIGION
Sous la présidence de Mireille HADAS-LEBEL Professeur à l’Université de Paris-Sorbonne (Paris IV)

Le complot des Juifs de Khaybar : un poème en melhûn de Sidi Ben Khalûf al-Akhdar (Algérie, XVIème siècle) par Paul Fenton
Université de Paris-Sorbonne (Paris IV)

La question linguistique dans la presse judéo-arabe de Tunis à la fin du XIXème siècle par Yossef Chetrit Université de Haïfa

Joseph Cohen-Tanuji Hadria : un rabbin moderniste à l’époque du Protectorat
par Denis Cohen-Tannoudji Ecole Normale Supérieure

Osiris et la Grande Synagogue de Tunis par Dominique Jarassé
Université de Bordeaux III

Troisième séance
16h 15 – 18h 30

PAUL SEBAG : L’HOMME, LE PROFESSEUR, L’ERUDIT
Sous la présidence de Claude NATAF Président de la Société d’Histoire des Juifs de Tunisie

La bibliothèque de Paul Sebag
Par Jean-Claude Kuperminc. Conservateur de la bibliothèque de l’Alliance Israélite Universelle

Paul Sebag dans son siècle
par Lucette Valensi. Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales

L’apport de Paul Sebag à la recherche et à l’enseignement de la sociologie en Tunisie par Lilia Ben Salem
Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis

L’historiographie des Juifs de Tunisie de Cazès à Paul Sebag
par Colette Zytnicki. Université de Toulouse Le-Mirail

La ville de Tunis dans l’œuvre de Paul Sebag
par Abdelhamid Larguèche. Faculté des Lettres de Manouba

Société d’Histoire des Juifs de Tunisie
45, rue La Bruyère – 75009 Paris
La journée – organisée par la société d’Histoire des Juifs de Tunisie – consacrée à Paul Sebag sur le thème « Mélanges à la mémoire du Professeur Paul Sebag » prévue à l’origine à la Sorbonne, se déroulera à la Monnaie de Paris 11 quai Conti à Paris 6ème.

Le jour et les horaires sont inchangés : dimanche 2 avril de 10h à 12 h et de 14h à 18h30.

P.S : Paul Sebag a été prof. de lettres au lycée Carnot dans les années 50.

De Cordoue à Samarcande


Mercredi 10 mai Musée du Louvre (station métro : Palais-Royal/musée du Louvre)
En avant-première de l’ouverture du musée d’Art Islamique de Doha, le Louvre présente une cinquantaine de chefs-d’œuvre choisis dans la magnifique collection constituée par l’État du Qatar.
Les pièces d’exception sélectionnées par les commissaires de l’exposition du Louvre sont parmi les plus représentatives de cette collection. Elles témoignent d’une civilisation très riche et variée, couvrant trois continents et treize siècles, du VIIe au XIXe.
L’ensemble des œuvres sera bientôt exposé dans le futur musée de Doha. Résolument novateur, ce musée qui est en cours d’achèvement et qu’évoqueront deux maquettes présentées à l’espace Richelieu, a été conçu par Ieoh Ming Pei et Jean-Michel Wilmotte.
Cette exposition s’inscrit dans la programmation culturelle du musée, accompagnant le projet de redéploiement des collections des Arts de l’Islam du Louvre dans de futurs espaces créés Cour Visconti.
Issues de mille trois cents ans d’histoire et de trois continents, elles témoignent de la diversité d’inspiration et de la créativité des terres d’Islam.

Conférence 13 € +(entrée à payer sur place) par chèque à l’ordre de l’ALCT
Groupe de 15 à 20 personnes
Visite-conférence de l’expo « De Cordoue à Samarcande » au département des Arts de l’Islam du Musée du Louvre
Mercredi 10 mai à 18 h.

Diner-débat avec l’ambassadeur de Tunisie, mercredi 5 avril


de gauche à droite : LinaHayoun, déléguée générale, Michel Hayoun,Président, Raouf Najar, ambassadeur de Tunisie, Effy Tselikas journaliste, Foad Saberan, membre du conseil d’administration

Le dîner-débat a pour thème :
50 ans après l’indépendance: les relations entre la Tunisie et la France
(histoire et mémoire, coopération éducative et culturelle, échanges économiques et scientifiques)

(photo : mars 1956,Lamine Bey, recevant Roger Seydoux, en qualité de premier Ambassadeur de France, en présence d’Habib Bourguiba)

Mars 1956 : Lamine Bey, recevant Roger Seydoux, en qualité de premier Ambassadeur de France, en présence d’Habib Bourguiba

Le 20 mars 1956, la Tunisie et la France signaient officiellement l’indépendance de la Tunisie.
A cette occasion, nous avons le plaisir de recevoir,le mercredi 5 avril, M.Raouf Najar, Ambassadeur de Tunisie en France.

Vous avez du talent !


(Photo montage Guy Sarfati)



(Photo montage Guy Sarfati)
(photo Virginie Dorade)
Jeudi 12 janvier, Philippe (vice-président de l’ALCT) et Olivier Tapia présentent la soirée « talents » au restaurant de l’Unesco:

– Ph : Ce soir, vous savez on a réuni plusieurs talents parmi les anciens du lycée Carnot, et moi comme je n’ai aucun talent on m’a demandé de présenter cette soirée
– Olivier : (du fond de la salle) Ca y est comme d’habitude cabotin, tu ne t’arrêteras jamais
– Ph : Respecte ton père, Olivier
– O : C’est en disant que tu es cabotin que je te respecte , tu le sais bien
– Ph : C’est vrai. C’est sympa d’être passé ce soir
– O :Je n’allais pas rater ça
– Ph : Quoi ça ?
-O : Les anciens très anciens avec leurs anciens talents
– Ph : Tu commences fort, mais tu verras qu’on va t’étonner
-O : Ce n’est pas tout à fait faux, j’ai été bluffé en arrivant par les peintures que j’ai vues, les peintres ce sont aussi des anciens de Carnot ?
Lisa Seror et Francine Disegni, artistes-peintres, entourées de Férid Boughedir et des acteurs de son film « Un été à la Goulette ».
(photo Virginie Dorade)
Ph :Bon Olive tu sais que notre soirée va être chargée
O : chargée d’émotion ?
Ph : Pourquoi tu dis ça
O : On va avoir droit aux anciens et aux anciens et encore aux anciens
Ph : Eh oui et tout d’abord à du Jazz, tu ne connais pas ?
O : Là c’est moi que tu prends pour un ringard, tu ne dois pas connaître…….
Ph : Non , pas vraiment
O : Alors écoute et tais toi pour une fois
Orchestre de jazz (Yves Taieb Trio)
O : Tu m’as bien eu ?
Ph : Je n’ai pas fini de t’étonner, car il n’y a pas que des anciens, il y a aussi des fils d’anciens
O : J’aimerais bien voir ça ?
Ph : Alors suis moi
Sam faisant un tour de cartes (photo Virginie Dorade)
(photo Virginie Dorade)
O : Je n’ai pas été sympa avec toi jusqu’à présent , allez propose nous quelque chose de vraiment tunisien
Ph :Non je sais que ça t’ennuie
O :Il faut que je me mette à genoux
Ph :Bon c’est toi qui l’as voulu. Qu’est ce qui est oriental de chez oriental d’après toi ?
O : La danse
Ph : Et bien on y est
Thalia et Eric Nataf « Mutu »
O : Ca y est tu as eu ton quart d’heure tune, ça ne vas pas être toute la soirée comme ça
Ph : Arrête ils vont tous te tuer
O :Je sais pas moi, la chanson française cela ne vous dit rien ?
Ph : Par exemple ?
O : Vous n’écoutez jamais Aznavour ?
Ph : Pour qui tu nous prends, écoutes et tu verras

Guy Sarfati chantant Aznavour (photo Virginie Dorade)
Ph :Tu sais j’étais en Martinique , et j’ai entendu un truc très drôle dans un restaurant, Brassens en créole
O : Heureusement on a échappé à Aznavour en arabe
Ph : Je n’en suis pas sûr

« Comme ils disent » (Aznavour) chantée en arabe par Lucien Smadja (photo Virginie Dorade)
puis les histoires d’Yvan
Ph : Tu sais, les histoires tunisoises c’est une forme de poésie
O : Tu pousses pas un peu le bouchon ? C’est pas Rimbaud et Verlaine mais quand même
Ph : C’est dépassé tout ça ce sont maintenant les SLAM dont on parle
O : Là franchement on est très loin des tunes ou veux tu en venir ?
Ph : Aux frigolos et aux maltaises , écoute

Le poète et slameur Victor Zarca (photo Virginie Dorade)
Ph :Qu’est ce que tu penses de revenir à la musique ?
O : Pourquoi pas , mais alors de l’ambiance
(photo Virginie Dorade)
Fabien Franco

Jean-Claude Dana, Yves Benacin, Nadine Tibi, …

Waltenberg de Hédi KADDOUR,

Autour de Lilstein, le maître espion, une belle cantatrice, un jeune homme de bonne famille, un ambassadeur, quelques anciens militaires et une poignée d’idéalistes vite revenus de tout forment le choeur de ce roman para-historique entre Berlin, Paris, Singapour et Moscou. L’histoire commence en septembre 1914 avec la cavalerie française et s’achève en 1991, après la chute du mur de Berlin. Elle plonge avec panache dans un monde parallèle qui préfère les conversations secrètes et les grands sentiments aux technologies de pointe.
Le projet pourrait être indigeste et dépassé, il est pétillant comme le meilleur des champagnes grâce à l’écriture impertinente de l’auteur et à sa construction croisée. Hédi Kaddour peut se permettre toutes les audaces : donner des leçons de politique, jouer au feuilletonniste, faire parler Malraux lors d’un dîner mondain. Il reste brillant sans pédanterie, passe vivement de l’anecdote à l’épopée et emporte le morceau haut la main, nous laissant 700 pages plus tard avec l’envie d’en savoir plus. Sur le XXIe siècle peut-être !
Christine Ferniot – Télérama n° 2902 – 24 août 2005
Gallimard, Paris 2005
Waltenberg d’Hédi Kaddour (LC 58 5ème), c’est un peu la rencontre de Chateaubriand avec John Le Carré : une fresque souterraine du XXe siècle, avec des « taupes » pour héroïnes, des ambassades pour décor et la Suisse pour retraite idéale. On est loin de James Bond, plutôt du côté de Balzac décrivant une comédie humaine faite de faux-semblants et de secrets d’Etat.

On prend le TGM ?


Appuyée sur sa canne, Meherzia, 78 ans, redresse le dos et lance un « Ah ! » nostalgique en se remémorant les temps où elle prenait ce même train avec sa famille ou ses amies. « On n’était jamais bousculé et on avait du respect pour les personnes âgées », se lamente-t-elle accrochée au bras de son petit-fils pour son ènième voyage à bord du TGM.
Un parasol sous le bras, l’autre enlaçant sa copine, Karim, 18 ans, s’impatiente au guichet à l’idée de commencer au plus vite une journée à la plage « il est toujours trop surchargé. Nous le prenons à défaut de faire comme les jeunes de la Jet Set qui vont à la plage en voiture », lance Karim, jouant des coudes dans la foule d’estivants : des familles entières avec couffins remplis de provisions, matériel de plage, jouets et enfants de tout âge. Mais ni lui, ni Narjess, 16 ans, ne savent que le train, qu’ils prennent pour une journée de plaisir loin de la chaleur de Tunis, est plus que centenaire.

Le premier train a été inauguré par son Altesse Mohamed Sadok Bey le 31 août 1872. La dynastie de l’époque affaiblie se payait ainsi « un caprice » sous la pression des puissances coloniales qui se disputaient la Tunisie quelques années avant l’instauration du Protectorat de la France (1881-1956). Français, Italiens,Anglais… étaient sur les rangs pour sa construction et ce sont les Anglais qui l’emportèrent.
C’est le TGM qui fut à l’origine de l’extension de Tunis vers le nord, créant ainsi ce qu’est devenue ensuite, en front de mer, la banlieue la plus prisée et la plus pittoresque.
Immortalisé par « Un été à la Goulette » du cinéaste Férid Boughdir, figurant dans tous les guides, le TGM – qui musarde sur près de vingt kms – apparaît comme une figure incontournable de la littérature judéo-francophone et les récits de voyages d’illustres écrivains de la fin du 19e et 20e siècle.

Du « train blanc » de l’époque, le service commercial de la société Métro Léger de Tunis, qui gère la ligne actuellement, ne conserve plus qu’un spécimen des voitures originales promis à un musée en gestation.
Auto oblige, le TGM a perdu un peu de ses clients (17 millions en 2003, 19,7 millions en 1998) mais son image reste liée à la recherche du plaisir, du rêve et du dépaysement.

On peut encore prendre le TGM en été pour aller à la plage, aux concerts nocturnes à l’amphithéâtre de Carthage, dîner à la Goulette, déguster une glace à La Marsa, fumer un narguilé sur les terrasses de cafés du pittoresque Sidi-Bou-said, offrant la vue la plus saisissante de la baie de Tunis.
Comme autrefois, quand les familles juives, italiennes ou musulmanes aisées fuyaient la canicule de la ville pour s’installer l’été à La Goulette…

En souvenir du charme d’antan, certains reviennent de loin pour le train de leur enfance ou de leurs parents : « Ils montent juste pour humer l’odeur ou simplement rêvasser devant les bateaux en rade du port de La Goulette », raconte Mondher, contrôleur du train.

Pour Imed, 34 ans, chef de service de la ligne, « le mythe du TGM n’existe plus que dans les livres. Avec l’urbanisation et la voiture, ceux qui le prennent sont démunis et n’ont aucune idée de son histoire centenaire ».
D’après Aâm El Mouldi (site tounes)
Entre Tunis, La Goulette et La Marsa, circule Le toujours fameux « TGM » (Tunis-Goulette-Marsa). Ce train permettant aux Tunisois de fuir la canicule, pour aller sur les plages de la banlieue nord, fut le premier moyen de transport collectif à voir le jour dans une cité africaine, il y a 133 ans.