Heureux mortels, chronique d’une enfance tunisienne de Jean BELLAICHE

Heureux mortels, ainsi apparaissent à Nessin de Paz les personnages cosmopolites, Juifs, Chrétiens, Musulmans, dans la Tunis coloniale d’avant la Seconde Guerre mondiale, qui l’entourent, le captivent, l’initient à l’amour, au sexe, à l’écriture. Leur bonheur, que la guerre vient fracasser, il le ressuscite dans son souvenir.
Ainsi commence la saga d’une vingtaine de personnages que la vie lie les uns aux autres puis sépare, brassés et poussés par le Temps jusqu’à la fin du siècle, en France, en Afrique du Nord, au Proche-Orient, aux Etats-Unis, en Russie, des camps nazis à la décolonisation, de l’après-guerre à la fondation d’Israël.
aux Edition La Bruyère (2004)

Avis de recherche Terminale C de 1969-1970

· Lucien BISMUTH* Paris Chirurgien-dentiste
· René ADAMO France
· Afif CHELBI* Tunis Ingénieur actuellement Ministre
· Alain CAPIZZI Paris Ingénieur Centre de recherches
· Louis GARZA* Tunis Responsable Audiovisuel Lycée
· Antoine GARCIA
· ESSORABAC ? France Ingénieur
· THALEB France Ingénieur
· Abderrazak SAHLI Tunisie Médecin
· TIJANI Ingénieur British Gaz
· Marc ZARKA Israël Pilote
· Alexander STANCIC Lyon ? Médecin
· Serge VALENSI
· MOUSSA France
· Khaled LARABI* Tunis Médecin
· Mustapha El HADDAD* Tunis Ingénieur
· Jean-Yves CHAMPAGNE Lyon
· Walid DAOUD France
· Panayote TSELIKAS* Grèce Ingénieur Informaticien
· Leila GHEDIRA* Pharmacienne
· Samira CHTIOUI
· BESTAYLA ?
· « Le gros »
· Annie FARGEON « la Belle »
· DJAÏBI Tunis Pharmacien
· Ali BELHADJ Tunis Cardiologue Hôpital militaire
· GOZLAN
· Claude SITBON* Paris Biologiste
· Silvio SALERNO (décédé en 71)
· Ben GHACHEM
· Saïd BEY Tunis
· Lionel EVRARD* Pau

*retrouvé.

PROFESSEURS

Mme LASSUS (Français)
Pour faire une surprise au « Grec », si vous avez une quelconque piste pour retrouver un élève ou professeur de cette fameuse terminale C de l’année 1969.1970, n’hésitez pas à nous contacter.
Cliquez sur suite pour voir la liste en l’état des recherches

Recherche les descendants de notables français (années20 à 40)

Il nous indique que les archives sur les Français du Maroc et de Tunisie ne sont guère nombreuses et qu’une partie de sa recherche se traduit par la quête d’archives privées et/ou d’entretien avec les enfants voire petits-enfants des personnes sur lesquelles il travaille.
Dans ce cadre, il souhaite entrer en relation avec les descendants des personnes dont la liste suit. La plupart occupait des fonctions importantes au sein des commissions municipales, des chambres de commerce ou d’agriculture ect…):

Nom et ville :

BAIZEAU Lucien TUNIS
BENA Henri SFAX
BLANC Léon MEDJEZ EL BAB
BOUCHER Jean SFAX
CHATEL Achille SFAX
CLABE Henri SOUSSE
COUDERC Henri SFAX
CURTELIN Jean Baptiste TUNIS
DUCURTIL Florian LE GOUBELLAT
FORT Albert BIZERTE
GAGNE Narcisse BEJA
GAUDIANI Antoine TUNIS
GAUFFRETEAU Joseph ZARZIS
GERARD Joseph SFAX
GALLINI SOUSSE/SFAX
GOUNOT André TUNIS
GOUTTENOIRE Jean SOUSSE
GUEDENEY Pierre ZAGHOUAN
GUILLON Albert LA MANOUBA
HUGON Cyrille BEJA
LABADIE Auguste TUNIS
MARCHEGAY Charles MATEUR
MARTEL Charles TUNIS
MARTINIER Aimé TUNIS
MORELLI Alphonse FERRYVILLE
PAOLI François SFAX
PARRENIN Paul TUNIS
PEIGNON Jules SOUK EL ARBA
PELLET César TUNIS
PELLETIER Louis RADES
PELONI Jean TUNIS
REVIL Jean TEBOUSOUK
RIBEREAU Fernand TAKELSA
TARDY Seraphin MORNAG
VENEQUE Robert TUNIS
VENTRE Jean TUNIS
VERNISSE Pierre BIZERTE

Si vous êtes un des descendants ou en relation avec l’un d’eux, merci de nous laisser un message au 06 20 88 40 52 ou un mail à alct@free.fr
David Lambert, chargé de recherche au CNRS, doctorant à l’Université Paris 1, a entrepris la rédaction d’une thèse de doctorat sur les notables français dans l’entre-deux guerres au Maroc et en Tunisie sous la direction du professeur Daniel Rivet (Université Paris 1).

Appel à témoignages

N’hésitez pas à les envoyer soit par écrit, soit sous enregistrement audio (ALCT, 18 champs Elysées, 75008 Paris) et à madame Hentati danielle.hentati@hexabyte.tn

Dans le cadre du « club Histoire » du Lycée français Pierre Mendès-France de Mutuelleville (Tunis), les responsables, Mesdames Hentati (professeur honoraire du lycée) et Pinchon-Falcone recherchent tout témoignage sur:
1. Les Juifs internés dans les camps en Tunisie de
décembre 1942 à mai 1943
2. Le Lycée Carnot pendant la 2ème guerre mondiale.

Claude Rizzo, le maltais de Bab-El-Khadra



Lorsque l’on évoque ces mots et expressions : Malta srira – Malta hanina – Malta fior del mondo – Ras marbouta – Laham bla melh – Le cocher maltais – Le Huttab maltais – Café Licari – Va faire des cages à
Claude Rizzo dans son roman foisonnant et picaresque le Maltais de Bab-El-Khadra, paru chez Michel Lafon, restitue avec maestria l’atmosphère de l’époque : les dernières années du protectorat, dans un des quartiers les plus populaires de Tunis, à travers un gamin de huit ans, Gaëtan Vella. Celui-ci se refuse à devenir cocher, comme la plupart de ses copains maltais. Il veut être chef. Il a d’ailleurs déjà une bande de gosses qui livrent en brouette les personnes âgées du coin. Mais cela ne suffit pas : il faut être instruit, pour réussir. C’est auprès de tante Ménouna, une vieille fille d’apparence acariâtre mais qui fond de tendresse pour le gamin ambitieux, que Gaëtan fait ses classes et apprend également l’histoire de ses ancêtres.
Ce dîner-débat a lieu jeudi 17 mars à 20h au restaurant de l’UNESCO, 7 Place de Fontenoy, à Paris 7ème (métro Ségur).
Claude Rizzo est notre invité jeudi 17 mars pour nous parler de son roman « le Maltais de Bab-El-Khadra » (Michel Lafon) et nous dévoiler des aspects peu connus des Maltais de Tunisie : quels quartiers habitaient-ils ? quels métiers exerçaient-ils ? quel rôle jouait l’église catholique ? la langue maltaise est-elle une langue sémite ? quelles relations entretenaient-ils avec les autres communautés ? les maltais de Tunisie, « français » malgré eux ?

Le Maghreb des livres à Paris


La Tunisie se taillera une place de choix notamment autour de tables-rondes et de débats : Saga de femmes de Tunisie à travers l’histoire par l’écrivain Alia Mabrouk, l’état du cinéma en Tunisie par le réalisateur Férid Boughedir, Enfances tunisiennes avec et autour de Colette Fellous, Férid Boughedir, Nicole Jean et Serge Moati; ainsi que dans les projections (films et documentaires), animations et expositions.
Avec quelque deux cents auteurs qui se plieront à la coutume des dédicaces : dont Abdelhaziz Belkhodja, Jean Daniel,Colette Fellous, Gisèle Halimi, Lina Hayoun, Yves Lacoste, Alia Mabrouk, Abdelouahab Meddeb, Albert Memmi, Nine Moati, Serge Moati, Cécile Oumhani, Fayçal Bey, Sapho, Benjamin Stora,Effy Tselikas, Pierre Vermeren, …

Salons de l’Hôtel de Ville de Paris le samedi 5 (12h à à 21 h) et le dimanche 6 février(de 11h à 20h).
Entrée libre.

C’est la Tunisie qui est à l’honneur au onzième « Maghreb des livres ». Cet évènement se déroule dans les grands salons de l’Hôtel de Ville de Paris le samedi 5 (12h à à 21 h) et le dimanche 6 février(de 11h à 20h).
Entrée libre.

« Peintres de Tunisie de 1900 à 1960 », à la mairie du 4ème

« Cette exposition, organisée par la Société d’Histoire des Juifs de Tunisie, présente les œuvres de peintres tant tunisiens qu’européens ayant exercé durant l’âge d’or de la peinture en Tunisie de 1900 à 1960. Les tableaux donnent la vision d’une Tunisie plurielle et ouverte sur les cultures du monde.
En réaction aux traditions juive et musulmane qui interdisaient la représentation de la figure humaine, Pierre Boucherle et ses amis peintres, fondèrent l’école de Tunis, en adoptant les techniques et les thèmes de la peinture occidentale dans une perspective d’humanisme et de tolérance.
Vous découvrirez les œuvres des pionniers, tels que Alexandre Fichet, Moses Lévy, Pierre Boucherle, Jules Lellouche, Yahia Turki, Abdelaziz Gorgi, et celles de la génération des peintres évoluant vers l’abstraction, comme Edgard Naccache, Victor Journo, Georges Koskas et Hedi Turki ».

Mairie du 4e, salle des fêtes
2, place Baudoyer
Paris4e
Métro Hôtel de Ville ou Saint-Paul ( par Mairie du 4e arrondissement)

Du lundi au vendredi 10h-18h ; le jeudi jusqu’à 19h30 ; samedi et dimanche 10h-12h et 14h-17h

Entrée libre
Hélène Sarfati-Leduc – anciennne de Carnot – fille du peintre Victor Sarfati, nous fait part de l’exposition intitulée « Peintres de Tunisie de 1900 à 1960, Visions et Mémoire ». Cette exposition a lieu du 4 au 14 Février dans la Salle des Fêtes de la Mairie du 4ème arrondissement de Paris.
Entrée libre.

TUNISIE, ma mémoire d’enfant – Joël CUENOT

Un grand et beau livre d’écrits et de photos pêchés au fond de la mémoire de Joël CUENOT (lc sec48), éditions Jöel CUENOT, Paris 1988.

Extrait : Du plomb dans l’abricot
« Mais tu vas te rendre malade !  »
s’exclame ma grand-mère, effrayée par ma goinfrerie. Cinq noyaux d’abricots sont posés dans mon assiette, j’en ai encore au moins trois dans la bouche et je tends déjà la main vers la corbeille. Vlan! Un coup de pied dans le tibia de mon frère, au sourire narquois. Lui, en face de moi, ne s’est pas fait remarquer alors qu’il a, j’ai bien compté, dépassé la douzaine.

A Tunis, c’est une passion, les abricots ! Chaque année, elle se ravive à l’arrivée des premiers fruits. Tous les gamins adorent les abricots, mais plus encore pour le noyau que les grands jette, que pour la chair ! Tout à l’heure, mes noyaux et la moitié de ceux de mes parents (l’autre moitié, c’est pour mon frère) iront grossir mon trésor, un sac de toile écrue, fermé d’un gros lacet.

A la  » récré « , je m’installe, le dos appuyé sur le mur, les jambes écartés et me mets à crier :
 » A la boutique, à la boutique, toujours on gagne, jamais on perd !  » . Ma boutique, c’est un rectangle dessiné à la craie sur le sol, entre mes jambes. Il est formé de trois carrés superposés ; à l’intérieur de chacun d’entre eux, j’ai écrit trois nombres : 1, 5 et 10. Le plus important est le plus éloigné du tireur qui, lui, va se placer derrière une ligne tracée à environ deux mètres. Il lance un noyau. Si celui-ci tombe à l’extérieur du rectangle, je me penche et je  » l’encaisse « . Si, par contre, il reste dans un carré, je dois non seulement restituer au tireur sa munition mais lui donner le nombre de noyaux indiqué dans la zone.

Il était prudent, avant d’ouvrir une boutique, d’avoir un  » capital  » permettant de faire face aux dettes. Si le mauvais sort s’acharnait contre  » le boutiquier  » qui voulait faire fortune en partant de zéro, ça se terminait par de violentes bagarres, seul moyen de régler de telles affaires d’honneur.

Il y avait d’autres jeux que la boutique. Pour jouer au  » castel  » on posait un noyau sur trois autres formant triangle. Le tireur qui réussissait à bousculer la petite pyramide avait gagné le tout. Mais, un jour, j’ai manqué faire faillite en jouant  » au long « . J’avais disposé une longue file d’au moins quinze noyaux à la perpendiculaire du mur où je m’appuyais, sachant que le tireur avait le droit d’empocher tous les noyaux se trouvant entre lui-même et celui qu’il avait bousculé.

Arrive un grand du Cé-ème-deux qui tire avec un projectile spécial mais tout à fait légal un gros noyau rempli de plomb. En deux coups, il rafle trente noyaux. Je dois fermer boutique, effrayé par l’ampleur du désastre, bien décidé cette fois, à devenir  » tireur « .

Après la classe, je rentre chez moi, en frottant sur les murs que longent les trottoirs, un gros noyau, rescapé de la défaite. Je n’ai pas fait cent mètres qu’il est usé ; par le trou, on aperçoit l’amande. Le trou suivant demande deux cent mètres, à cause des vitrines. Le dernier noyau, je le finis chez moi, sur les murs du balcon.

 » Papa, papa ! j’voudrais qu’tu m’fasses un plombé « . J’ai besoin de mon père, pour l’opération suivante. Une fois les noyaux vidés de leur amande, mon père fait fondre sur le gaz, dans une cuiller en fer, un morceau d’un tuyau de plomb. Ca sent le chaud, le métal brûlé, une odeur aussi âcre que celle que l’on respire dans les souks quand on s’arrête devant les ateliers des étameurs de récipients en cuivre.

Mon père pose un noyau troué sur un carreau de l’évier de la cuisine et, doucement verse dans l’orifice une coulée de métal fondu. Ca siffle, ça fume, ça sent le bois brûlé. Quand tout est refroidi, j’ébarbe le noyau et polis le bouchon de métal avec une lime fine.

Cette fois, je suis armé ! Demain j’entendrai les murmures des jaloux, des envieux qui me suivront de leur regard oblique. Si le conquérant, un jour, a perdu sa fortune, il sait, avec superbe en rebâtir une autre !

Le lendemain, le premier de mes noyaux plombés éclata dès qu’il toucha le sol, et les deux autres, quelques minutes après, connurent le même sort. Après une bonne colique, étape indispensable à la reconstitution d’un autre capital, je revins au statut très modeste de petit boutiquier.

A savoir


Un site exceptionnel;nbsp;recense, en accès libre et gratuit, la liste de plus de 70000 mariages catholiques de Tunisie : Tous ceux;nbsp;inscrits sur les registres paroissiaux du pays de 1801 à 1949.

http://perso.club-internet.fr/debono/mariagestunisie/intro.html#trouvepas
Répertoire des mariages catholiques en Tunisie de 1801 à 1949

Le lycée Carnot


En 1845, l’abbé Bourgade, chapelain de Saint-Louis de Carthage, installe le premier collège français, le collège Saint-Louis,impasse du missionnaire (Zanguet El Babas) dans la médina de Tunis. Il reçoit une subvention du gouvernement français. Après treize ans d’existence, au départ de l’abbé, le collège ferme ses portes.

Quelques années plus tard, en 1875, les Pères blancs s’installent à Tunis. Le Cardinal Lavigerie décide d’inaugurer à Carthage, dans des bâtiments construits autour de la Chapelle Saint-Louis, un collège portant le même nom que le précédent. Il accueille une cinquantaine d’élèves. Au lendemain du Protectorat français en 1881, pour permettre l’accueil d’un plus grand nombre d’élèves, il est décidé de transférer l’établissement dans la capitale.
Le Cardinal Lavigerie acquiert des terrains à Tunis. La ville moderne émerge à peine dans un paysage de marais. Sur des terrains mal consolidés, s’érigent les premiers bâtiments comme le Consulat français, l’école de l’Alliance Israélite Universelle, la Cathédrale et deux gares : une italienne, rue de Rome, pour aller à la Goulette et à Carthage et une française, pour aller de Tunis à Alger. Monsieur Etienne-Marius Arnoux, ingénieur-architecte, est chargé de l’édification du lycée sur le modèle de tous les lycées de la Métropole. Les terrains achetés sont en bordure de l’actuelle avenue de Paris, une des grandes artères, qui n’est alors qu’une mauvaise piste, au milieu d’un sol marécageux où se déversent à ciel ouvert les égouts de la médina. Son aspect est si peu engageant que le collège tourne le dos à la future avenue.
Aussi, l’architecte décide d’aménager l’entrée, avec son grand portail à double battant, dans la petite rue adjacente, rue Guynemer. L’ouverture des classes a lieu le 9 octobre 1882 dans le nouvel établissement renommé Collège Saint-Charles.
D’une centaine d’élèves, le nombre passe rapidement à deux cent cinquante.
En 1888, le Cardinal Lavigerie charge monsieur Arnoux de construire de nouveaux bâtiments semblables aux premiers. Le 2 novembre 1889, le clergé cède le Collège Saint-Charles à l’administration française – avec l’obligation de conserver la chapelle et un aumônier – qui le transforme en lycée sous l’appellation Lycée Sadiki, en hommage au Bey Sadok.


Puis, pour éviter la confusion avec le collège Sadiki, le lycée se dénomme Lycée de Tunis en 1893.Décret du 29 septembre 1893
En français

En arabe

En 1894, le Conseil des Ministres lui donne le nom de Carnot pour honorer le président de la République assassiné, Sadi Carnot. Devant des effectifs scolaires de plus en plus nombreux, le lycée est agrandi plusieurs fois en 1894, en 1913 et en 1925. Les derniers travaux s’achèvent en 1939, à la veille de la guerre.

Salle d;#39;étude des internes du lycée Carnot Commentaire et photo : Raymond MASSA « Décoration conçue et réalisée dans ma classe d;#39;étude à l;#39;époque du « Maréchal Pétain ». Durant cette période, l;#39;administration du lycée avait demandé que les bons dessinateurs (dont j;#39;étais) ornementent les classes d;#39;étude des internes. Elles furent ornées de sujet genre « travail, famille, patrie, francisque » et autres dévotions au pouvoir de l;#39;époque. …tant plutôt gaulliste, j;#39;ai préféré réaliser une décoration basée sur le sport. Cette décoration fut conservée intacte bien des années plus tard, photo-ci-dessus, toutes les autres salles décorées de sujets à connotation politique avaient été repeintes. »

Durant la guerre, le lycée est réquisitionné d’abord par la Kommandantur de l’armée allemande, puis en 1943 par les forces alliées. Durant toute cette période, les élèves sont disséminés dans les autres établissements de Tunis. Le lycée connaîtra d’autres soubresauts, comme sa fermeture le premier trimestre 1961 à la suite des événements de Bizerte. Autour du lycée gravitent des annexes : Carthage* et Salammbô* (construits après guerre), Mutuelleville dit Mutu (construit en 1956), La Marsa* (construit en 1960).Le lycée cesse d;#39;appartenir au réseau français en 1983 (soit vingt-sept ans après l;#39;indépendance) et devient le lycée-pilote Habib Bourguiba. Une petite partie des locaux restent propriété des autorités françaises et sert de salles d’exposition pour l’Institut de coopération culturelle.
Professeurs célèbres : Jean Amrouche (lettres) François Ch‚telet (philosophie), Jean Ganiage (hist-géo), Claude Hagège (lettres), Albert Memmi (philosophie), Hubert Montheillet (hist-géo), Jean Grenier (philosophie)
Elèves célèbres : Loris Azzaro, Ferid Boughedir, Michel Boujenah, Habib Bourguiba, Jean-Claude Casanova, Colette Fellous, Jean-Paul Fitoussi, Claude Hagège, Serge Moati, Albert Memmi, François d’Orcival, Alain-Gérard Slama, Philippe Seguin, Grand Rabbin Joseph Sitruck, Georges Wolinski(extrait des Lycées français du soleil, creusets cosmopolites de la Tunisie, de l’Algérie et du Maroc, Effy Tselikas et Lina Hayoun,Autrement, collection « Mémoires, Paris, 2004)

Statistiques des élèves du lycée Carnot
– par années : 1895 à 1912
– par catégories : pensionnaires, demi-pensionnaires, externes surveillés, exeternes libres….
– par enseignements : classique, moderne commercial, élémentaire, primaire
– par nationalités : français, musulmans, israélites, maltais, italiens, grecs, divers

Notes aux élèves du 24 juin 1912Le lycée Carnot de Tunis est l’héritier d’une double lutte d’influence, d’une part entre les écoles italiennes et les écoles françaises, et d’autre part entre les congrégations religieuses et les institutions de la République.
Différentes dates marquent sa « pré-histoire ».

A Tunis du 19 au 26 mai : chez nous, vous êtes chez vous

Hôtel Renaissance * la visite guidée du musée du Bardo
* des rencontres dans la salle des fêtes du lycée Bourguiba ex-Carnot* un parcours inédit de la Médina * un fabuleux concert de musique traditionnelle tunisienne au Palais du Baron Erlanger en l;#39;honneur de l;#39;artiste peintre Lisa Seror, et le clou de ce séjour placé sous le signe des retrouvailles un dîner de gala, au cŒur de la médina, au Dar Hamouda Pacha (240 participants), en présence du Maire de Tunis, Abbes Mohsen, lui aussi ancien de Carnot.

* suivi d;#39;une journée au Cap Bon, avec un arrêt déjeuner à Kélibia Après une semaine où nous avons remis nos pas dans nos pas si naturellement, difficile de remettre les pieds sur terre. Il nous reste de merveilleux souvenirs de retrouvailles (pour ma part, j;#39;ai reconnu un camarade de troisième et seconde (61.63) Moncef Karchoud. C;#39;est sur l;#39;estrade de la salle des fêtes de Carnot, lorsqu;#39;il a pris la parole pour présenter l;#39;annuaire, que je me suis écrié « Karchoud, tu étais le meilleur en latin et grec »). Il nous reste le souvenir de kifs, de régals avec des petites bouffes de notre adolescence (kakis, lablabi, glaces de Salem, bambolonis Ö). Il nous reste surtout des échanges, des conversations à b‚tons rompus, une connivence tout de suite retrouvée.Michel HayounPrésident

Les premières réactions : Un grand merci à Lina et Michel, ainsi qu;#39;à tous ceux qui o;shy;nt préparé notre semaine tunisienne.Nous avons passé grâce à vous de très bons moments. L;#39;hôtel était super, le programme intéressant, et toutes les festivités organisées par les uns et les autres, vraiment sympathiques.En un mot, une grande réussite à renouveler dès que possible.A quand le prochain voyage ?Ketty Bismuth-Ferrand et Michel Ferrand« Mieux vaut tard que jamais ».

Quel bonheur de vous voir lors de votre passage à la Mairie de Tunis et d;#39;apprendre l;#39;existence de notre association en France.J;#39;espère recevoir bientôt l;#39;annuaire et pouvoir contacter mes meilleurs amis que je n;#39;ai plus revus depuis 1961.Nouri Taieb, TunisBravo pour le voyage à Tunis, que des échos positifs, voire même élogieux.René AssousMille fois merci pour la lettre d;#39;information ainsi que le petit mot deremerciement. Mon équipe et moi-même sommes particulièrement touchés decette marque d;#39;attention..Mes amitiés à Michel et à tout le groupe qui a fait le déplacement à Tunis,et même à ceux qui n;#39;ont pas pu le faire cette fois-ci. Slah BEZRATI (ac term 68)Slah Bezrati, Directeur général Renaissance-TunisQuel accueil ! Quelle émotion !
Madeleine Bennaceur et Fethi Mansour, très actifs membres du bureau de l’association jumelle du lycée Carnot, présidé par Taoufik Ben Ghars, ont préparé avec Lina Hayoun un programme des plus chaleureux et des plus denses pour le retour des « anciens de carnot »:

Les 10 ans de L’ALCT dans les grands salons de l’Hôtel de Ville de Paris



1000 « anciens » venus de toute la France, de Tunisie, de Belgique et d’Italie dans la grande salle des fêtes de l’Hôtel de Ville

Quelle association peut se targuer aujourd’hui à Paris de réunir en son sein des personnes aussi différentes ? :
– les familles étaient italiennes, françaises, tunisiennes, maltaises, grecques, russes, chrétiennes, juives, musulmanes.
– les parents étaient artisans, médecins, agriculteurs, fonctionnaires, employés, diplomates, commerçantsÖ
– les élèves ont traversé toutes les grandes périodes de notre 20ème siècle, le protectorat, la seconde guerre mondiale, l’indépendance.
Et, ce soir, nous sommes là tous ensemble. Qu’est qui nous relie? Qu’est ce qui fait tenir cette quadrature du cercle ? qu’est ce donc qui explique cette alchimie ? :
Nos années lycées
– par l’excellence de l’enseignement basé sur les valeurs universelles – du fond du cŒur, merci à tous nos professeurs –
– par l’  » esprit Carnot « , cette ouverture, cette compréhension plus aiguisées, des êtres et des situations qu’ont souvent tous les anciens passés par ce lycée du soleil, structurés par cette belle langue française mais nourris par d’autres « terroirs », d’autres saveurs, d’autres odeurs.
– par ce sens indéfectible de la camaraderie : les amitiés forgées dans ce lycée sont de celles que la vie ne dément pas.
L’ALCT puise donc sa force dans cette mémoire, je dis bien mémoire et non pas nostalgie ; mais aujourd’hui, elle doit jouer pleinement son rôle dans la société civile en France.
Dans un monde de doute et d’inquiétude, cette manifestation dans les salons de l’Hôtel de Ville de Paris – M. le Maire, j’en profite pour vous remercier de votre chaleureuse hospitalité – cette manifestation, sous le signe de la francophonie, est donc la preuve de la vitalité des idéaux que nous défendons, tous ici.
A tous nos prochains rendez-vous!
Michel Hayoun


de gauche à droite : Faiza Kefi, ambassadeur de Tunisie
en France, Bertrand Delanoë, Maire de Paris, Philippe Séguin,
ancien Président de l’Assemblée Nationale, Michel Hayoun, Président de l’ALCT, Lina Hayoun, déléguée générale de l’ALCT.

Faiza Kefi, Ambassadeur de Tunisie, Bertrand Delanoë, Maire de Paris
Philippe Séguin, ancien Président de l’Assemblée Nationale,
écoutant le discours de Michel Hayoun, Président de l’ALCT.

L’expo de photos

Claude Hagège, écrivain et linguiste

Philippe Séguin, ancien Président de l’Assemblée Nationale

(N’hésitez pas à nous envoyer vos photos et commentaires. Discours de Michel Hayoun, Président et fondateur de l’ALCT

Ce soir, nous avons dix ans

En 1992, avec une poignée d’amis, nous lançons l’idée de fonder en France l’association des anciens du lycée Carnot (elle existait déjà à Tunis) avec l’ambition d’en faire un lieu d’échange et de retrouvailles avec nos camarades et avec la Tunisie.
10 ans plus tard, il faut le dire haut et fort, c’est un succès.