La vie Culturelle à Tunis, de Daniel PASSALACQUA

sur la vie culturelle à Tunis au 19ème siècle et dans le premier tiers du 20ème siècle traduit de l’italien par Daniel PASSALACQUA (lc1947 sc.ex)

Bab el B’har, ou Porte de la Mer, aujourd’hui dénommée également Porte de France, en était la limite à l’est, et s’ouvrait presque directement sur le Bahira ou Lac de Tunis; elle permettait l’accès de la ville aux marchandises et aux voyageurs qui, débarqués à La Goulette, traversaient le lac sur des barcasses qui accostaient au mole qui se trouvait sur le site de l’Ambassade de France actuelle, devant le cimetière chrétien de Saint Antoine hors des murs (créé au 17ème siècle sur un terrain offert par le Bey mouradite Hamouda Bacha, et déplacé en 1892 au Cimetière de Bab El Khadra, pour permettre de construire la Cathédrale actuelle).

Les communautés européennes chrétiennes ou juives livournaises s’étaient établies dans la zone franche qui s’étendait le long des murs, des deux cotés de la Porte de la Mer, dans les rues Sidi Bou Mendil, de la Commission, des Glacières, en pénétrant dans la Médina sur quelques centaines de mètres dans les rues Zarkoun, de la Kasbah, Jemaa ez-Zitouna (où se trouvait depuis le 17ème siècle l’Eglise de Sainte Croix), jusqu’aux rues transversales El Karamed, Sidi el Mourjani, des Teinturiers à son embouchure vers Bab Jedid, et dans le quartier de Sidi el Benna (où se trouvait l’Eglise Sainte Lucie), plus particulièrement pour ce qui concerne ceux qui appartenaient à la classe ouvrière, petits artisans ou boutiquiers.

Au début du 19ème siècle, une collectivité italienne d’entité non négligeable résidait dans la zone franche, collectivité rapidement renforcée par l’arrivée de dizaines de familles de juifs livournais qui commencèrent à affluer à partir de 1815, en apportant avec eux, et de manière déterminante, les usages et les coutumes des sociétés européennes les plus évoluées, ainsi qu’un bagage culturel précieux. J’ai lu qu’il existait des salons littéraires, des salons où l’on faisait de la musique, qui rendaient agréables les soirées des familles bourgeoises, mais aussi d’initiatives pour distraire les personnes plus modestes. Aux initiatives privées succéda bien vite, en 1826, la première structure destinée à accueillir le public, quand ouvrit ses portes le Théâtre Tapia à la Rue Zarkoun, créé par la famille de même nom.

Ce n’était guère plus qu’une grande pièce, d’une capacité de 300 personnes environ, qui accueillait des spectacles lyriques avec des chanteurs venus d’Italie pour la circonstance, qui s’installaient à Tunis pour la « saison », mais aussi de concerts de diverse nature. Il était probable qu’on y donnait des pièces de théâtre également. Pour l’opéra et les concerts, les chœurs et l’orchestre étaient stables et composés donc de membres de la communauté italienne Les effectifs de l’orchestre étaient réduits à la plus simple expression, (j’ai lu qu’il pouvait s’agir de 15 à 18 musiciens), qui suffisaient de toute manière à rendre heureux les spectateurs qui accouraient de manière assidue et qui, avec leur compétence, confirmaient les qualités vocales ou musicales de nombreux débutants ou en compromettaient de manière définitive la future carrière.

Bien que l’information ne provienne pas d’une source indiscutable, il paraîtrait que Enrico Caruso, alors tout à fait au début de sa carrière, est venu interpréter le rôle de Turiddu dans la « Cavalleria Rusticana » de Mascagni, et que cet événement ait été jalousement gardé dans la mémoire de ceux qui eurent le privilège d’assister à ces représentations.

Pour les besoins de la chronique, je voudrais citer ce que me racontait ma grand-mère maternelle, née en 1879 à Tunis dans le Palais Gnecco à la Rue de la Commission, à savoir l’élégance du public qui accourait au Théâtre Tapia. Elle me racontait avec moult détails comment elle s’y rendait en famille, accompagnée par des domestiques qui ouvraient le chemin en l’éclairant de leurs lanternes: sa mère et ses sœurs (comme toutes les autres dames et demoiselles) chaussaient de hauts sabots dits « trampoli », pour ne pas souiller les escarpins de satin qu’elles portaient à la main, dans un petit sac, en marchant avec difficulté sur les pavés souvent irréguliers des rues et ruelles qui menaient au Théâtre.

Ce théâtre vécut jusqu’aux dernières années du 19ème siècle, c’est à dire jusqu’à ce qu’apparurent des structures plus adaptées au but à atteindre, aussi bien à l’intérieur de l’enceinte de la Médina, qu’à l’extérieur, dans la ville qui naissait sur des terrains bonifiés, récupérés sur le Lac Bahira.

**A partir de 1826 jusqu’aux premières années qui ont suivi l’instauration du protectorat français, la vie culturelle avait une spécificité plus particulièrement italienne et, en témoignage de sa vitalité, il faut citer les
divers théâtres qui existaient à l’intérieur de la Médina (même s’ils étaient moins importants que le Théâtre Tapia), comme le « Théâtre Italien » de la Rue Zahmoul (disparu en 1919/1920), destiné à la prose, ou celui de la Rue Sidi El Benna, dans la quartier de Bab Jedid (disparu en 1940/1941), installé dans un quartier à forte densité sicilienne, destiné surtout à la prose en dialecte ou à l’ « Opera dei Pupi » (ou Théâtre des Marionnettes siciliennes), dont je garde un souvenir de tout jeune enfant. D’autres lieux existaient mais les identifier et en documenter l’activité avec certitude nécessiterait une recherche approfondie, qui ne rentre pas dans mes possibilités présentes. Je citerai quand même le « Grand Théâtre » de la Rue Al Jazira, créé en 1876 dans les locaux offerts par le Bey à la collectivité italienne, destiné à la musique symphonique, disparu avant 1899, et le « Nouveau Théâtre » ou Théâtre Cohen, crée en 1875, consacré lui aussi à la musique classique.

J’ai parlé ci-dessus de vie culturelle plus particulièrement italienne parce que l’écrasante majorité des européens qui vivaient alors à Tunis étaient d’origine italienne. Après 1881 Tunis est devenue de plus en plus cosmopolite et, si l’identité culturelle italienne continua à exister, elle ne devint qu’une importante composante de la vie de la ville.

Cette importance est témoignée par d’innombrables éléments, que je pourrais citer d’une manière plutôt sommaire, mais dont la connaissance devrait être approfondie.

Après 1881 la ville commençait à s’étendre en dehors des murs, et plus particulièrement vers l’est, sur des terrains marécageux, au fur et à mesure de leur assèchement, et c’est ainsi qu’apparurent les rues Hamilcar, Charles de Gaulle (naguère d’Italie), Gamal Abdelnasser (naguère Es-Sadikia), de Hollande, de Grèce, de Carthage, vers le sud, de Rome, d’Alger, Bach Hamba (naguère Saint Charles), de Paris, vers le nord, mais surtout l’Avenue de France et l’Avenue Habib Bourguiba (d’abord baptisée « de la Marine », puis « Jules Ferry »). Ces rues et avenues portent toujours les traces précieuses de l’œuvre d’architectes, souvent italiens, et d’entreprises et ouvriers italiens.

Pendant cette période, la population connaissait un développement rapide et important, dont je donnerai quelques indications chiffrées en marge; cet accroissement, qui voyait la communauté italienne atteindre environ 50.000 habitants en 1899, était à l’origine d’une grande effervescence dans tous les domaines et d’un développement exceptionnel de l’activité culturelle.

En 1882 était crée le théâtre de plein air italien appelé « Arena Politeama » à la Rue de Belgique, qui a toujours été très fréquenté à chaque saison, pendant toute la durée de son existence. Presque en même temps était crée à la Rue M’hamed Ali (naguère de Constantine, parallèle de l’Avenue de France, qui reliait la Rue des Maltais à la Rue de Rome) le Théâtre Cohen-Tanuji, à l’initiative d’une famille de juifs tunisiens fortement italianisés, très raffinés et cultivés, où furent donnés pendant de longues décades des spectacles en prose et musicaux de nette influence italienne, et qui fut fréquenté avec assiduité par notre collectivité.

En 1885 ouvrit ses portes le « Teatro Paradiso » (ou Théâtre Paradis) au 3, Avenue de France, dédié à l’art lyrique, à la musique symphonique et aux concerts, et également à la prose. Il est possible aujourd’hui encore d’admirer sa façade élégante, bien qu’elle soit en partie masquée par les arbres, alors que son foyer et les escaliers frappaient jusqu’aux années 1952/53 par leur beauté et la richesse des marbres et des fers forgés artistiques. Malencontreusement, la banque qui était devenue propriétaire de l’immeuble, fit alors recouvrir ces splendeurs par des structures en béton, froides et anonymes, pour une très discutable modernisation.

Trois grands évènements suivirent, de 1902 à 1906, avec l’inauguration d’abord du Théâtre Municipal, qui existe toujours dans sa forme définitive de 1912, puis en 1903 du Théâtre Rossini, tous deux situés Avenue Jules Ferry, enfin en 1906 du Théâtre du Palmarium à l’Avenue de Carthage.

Le Théâtre Municipal, projeté par l’architecte français Resplandy et construit par une entreprise italienne, a été remodelé et agrandi en 1904 et en 1912 et a tout de suite constitué la réalisation dont la Commune de Tunis s’enorgueillissait. Sa naissance et sa vie depuis 1902 jusqu’à nos jours ont été racontés par Fatma Ben Becheur dans un livre splendide édité en 1999. Il a été jumelé pendant de longues années avec l’Opéra de Paris, et a ainsi bénéficié du concours des meilleurs chanteurs du moment, qui venaient à Tunis pour un cycle de représentations ou pour toute une saison, en trouvant sur place des chefs d’orchestre, des orchestres et des masses chorales stables et de qualité.

Si je me fie aux souvenirs acquis grâce à ce que me racontaient ma grand-mère maternelle ou mes parents (tous trois épris de musique en général et d’opéra en particulier), le Rossini était un théâtre splendide et tout
à fait fonctionnel, même si la gestion privée des propriétaires et impresarios, Trionfo et Palomba, ne
permettait pas toujours de concurrencer le niveau des réalisations du Théâtre Municipal, qui bénéficiait de contributions communales. Le chef d’orchestre et les chanteurs venus d’Italie pour toute une saison, étaient généralement de bon niveau, alors que l’orchestre et les choristes étaient recrutés sur place. On m’a parlé de représentations mémorables et exaltantes. Vers la fin des années 20, Trionfo et Palomba durent cesser leur activité à cause de son poids économique trop important, et ainsi disparut un théâtre dont la collectivité était fière. Le grand magasin de meubles Boyoud s’installa alors dans ses murs jusqu’en 1959/1960, pour céder la place au cinéma Le Palace.

On peut sourire en apprenant qu’au Théâtre Rossini tout le répertoire français était chanté en italien, alors qu’au Théâtre Municipal tout le répertoire italien était chanté en français, et il en a été ainsi jusqu’en 1952/53.

Le Théâtre du Palmarium constituait la structure centrale dans le carré composé du Théâtre Municipal, du Grand Café du Casino et du grand hôtel international Tunisia Palace, dont les bâtiments communiquaient tous entre eux. Il appartenait lui aussi à la Municipalité de Tunis et était destiné principalement à la revue, au cabaret, à l’opérette, au cinéma, mais il avait également en annexe un casino, au cours du premier quart du 20ème siècle. Il a été détruit par les bombardements de février 1943, il a été reconstruit en 1947 pour être consacré presque exclusivement au cinéma. Il a été démoli dans les années 90, ainsi que le Tunisia Palace, pour construire le complexe commercial actuel.

La contribution que la communauté italienne a donnée au bon fonctionnement de ces trois établissements est tout à fait remarquable, car l’effectif des trois orchestres (plus de 150 musiciens) était composé de manière très majoritaire de musiciens professionnels italiens; de nationalité italienne étaient également presque tous les choristes, les machinistes, les électriciens!!..

On ne peut pas négliger le rôle fondamental joué par des artistes italiens pour la formation technique et l’affirmation artistique d’une foule de jeunes. Parmi des dizaines de noms, je citerai pour les premières trente années du 20ème siècle Monsieur Strino, violoniste talentueux, qui enseigna le violon et le chant, Monsieur Pullicino, Monsieur Salvatore Venezia, trompettiste virtuose et enseignant inflexible, qui forma entre autres pratiquement tous les membres de sa famille, de son fils Giuseppe (appelé affectueusement Jou-Jou, pour évoquer le fait qu’il avait à toute heure de la journée son violon sous le menton, et qu’il arpentait son appartement en faisant des gammes), aux neveux Jean Sant, violoniste élégant d’une grande musicalité généreuse et frémissante, et Guglielmo Gurrisi, flûtiste expressif et subtil (à lui également on avait affublé un surnom amusant, Frin-Fri, car tout comme son cousin Giuseppe, il avait à tout moment sa flûte aux lèvres). Je ne voudrais pas oublier parmi les très nombreux autres élèves de Salvatore Venezia un violoniste très raffiné et un peu précieux, Armand « Sarino » De Carlo, dont le père, un des plus grands tailleurs de Tunis avec mon grand-père maternel Domenico Cellura (son vis-à-vis au 4, Rue d’Alger), avait en vain essayé de contrecarrer sa vocation pour en faire un bon tailleur, et mon propre oncle Angelo Cellura.

Giuseppe Venezia a été pendant de longues années premier violon dans l’orchestre de Santa Cecilia à Rome, puis est revenu à Tunis dans les années 70, en devenant kappelmeister de l’orchestre de la Ville de Tunis. Sant, Gurrisi, De Carlo (e Boccanera, facétieux bassoniste, et bien d’autres) ont constitué l’ossature du grand orchestre symphonique de Tunis, reconstitué par Luis Gava en 1946, puis, après sa dissolution en 1957/58, de l’orchestre du Centre Culturel International, voulu par Cecil Hourani, créé par Anis Fulheian, qui a cessé son activité en 1969.

Après la disparition du Théâtre Rossini, de toute manière, la vie culturelle italienne dans le domaine musical se confond et se fond avec celle de tous les autres strates de la population cosmopolite de Tunis, avec sans doute une empreinte plus particulièrement française. La période allant de 1947, c’est à dire de la date de pleine reprise de l’activité musicale, opéristique, concertiste et chambriste, à nos jours pourrait probablement et utilement faire l’objet d’une publication ultérieure.

On ne peut pas taire, pendant ce long laps de temps, la dense activité de la « Dante Alighieri », créée en 1893, qui, en plus de l’œuvre infatigable accomplie pour maintenir l’italianité de la communauté qui résidait en Tunisie, pour lui consentir notamment de développer la connaissance de la littérature italienne, a eu un rôle considérable pour la diffusion et l’approfondissement de la culture musicale, en organisant des concerts aussi bien dans son siège primitif de la Rue Zarkoun, puis dans le nouveau et prestigieux siège bâti dans les années 1933/34 à la Rue Thiers (aujourd’hui Rue Ibn Khaldoun – ce siège fut mis sous séquestre en 1943 par les Autorités du Protectorat et attribué à l’Alliance Française, pour devenir après 1956 la Maison de la Culture Ibn Khaldoun). Le Conservatoire de Musique que la Dante Alighieri créa fut d’abord dirigé de manière remarquable par Madame Coen, venue expressément de Rome dans ce but, alors que son dernier directeur a été le Maestro Tito Aprea, qui fit une carrière prestigieuse après sont retour en Italie en 1943.
Ce Conservatoire a été fréquenté par de nombreux élèves non seulement italiens mais également appartenant aux Collectivités française et juive tunisienne, ce qui a permis à des enseignants souvent talentueux de former de très nombreux musiciens, dont plusieurs devinrent des professionnels très appréciés.

Il est évident qu’au cours des deux siècles écoulés la collectivité italienne a donné vie à une intense activité dans le domaine de la prose, avec la présence à certains moments de nombreuses compagnies d’acteurs amateurs enthousiastes, mais également grâce aux troupes venues d’Italie. Après 1939 ce fut le silence; vers 1950/51 reprit l’activité des compagnies d’amateurs, puis dans les années 1953/54 il y eut une timide reprise des tournées, mais elle ne fut pas durable. Je ne suis toutefois pas la personne la plus qualifiée pour parler de prose, et je serai heureux si d’autres que moi se proposaient d’explorer ce domaine très important dans la vie de notre collectivité. En ce qui concerne l’école, c’est là un domaine très vaste, qui est traité séparément par des spécialistes.

Les indications fournies ci-dessus sont certainement pleines de lacunes et insuffisamment précises. C’est pourquoi je les ai qualifiées de sommaires; elles ont surtout pour but de constituer les prémices à un travail collectif beaucoup plus approfondi.

Pour compléter le panorama des possibilités culturelles offertes à Tunis naguère, je crois nécessaire de citer quelques autres théâtres qui eurent une vie plus ou moins heureuse et durable :

– le “Théâtre Français” situé 68, Avenue Jules Ferry, crée en 1882, destiné à la prose
– le “Petit Théâtre” de Douchet Avenue Jules Ferry, qui vécut de 1898 à 1902, destiné à la prose
française
– le “Théâtre Tunisien”, situé 39, Avenue Jules Ferry, créé en 1901, destiné à la prose
– le “Café Théâtre Egyptien”, situé 38, Avenue Jules Ferry, créé en 1900, destiné à la prose en
langue arabe
– le“Café Théâtre de la Monnaie”, créé en 1890, disparu en 1914
– le “Teatro Italiano” de la Rue de Turquie, dit « Circolo artistico », contigu au journal L’Unione,
créé avant 1900, disparu en 1943, destiné à la prose et aux varietés
– le “Théâtre de plein air » de l’Avenue Jules Ferry, sur le site actuel du Ministère de l’Intérieur,
destiné à des spectacles de varieté mais aussi à des match de catch
– le “Théâtre de plein air » du Passage, créé en 1908, disparu aux environs de 1930
– le “Théâtre” de l’Avenue Lucien Saint (aujourd’hui du Ghana), disparu dans les années 20
– le “Théâtre Mondial”, situé Rue Thiers (aujourd’hui Ibn Khaldoun), créé en 1910, destiné à la
prose et aux varietée, transformé en 1934/35 en cinéma , toujours existant
– le “Théâtre du Casino’ de Hammam-Lif”, créé en 1898, destiné à la prose et varietés, disparu
dans les années 40
– le “Théâtre de Khereddine”, créé en 1899, destiné à des spectacles lyriques (avec un orchestre de 6/7
musiciens !!!…) ou de varieté, très frequenté du mois de juin au mois de septembre par une clientèle
très élégante qui dînait au champagne après le spectacle dans le très renommé restaurant, disparu
dans les années 1914/15. En 1905, le dîner très raffiné, digne des meilleurs restaurants parisiens (sic)
coutait 5 francs !!..

Additif – Données démographiques sommaires, communiquées pour donner quelques bases utiles à la reflexion :

– Au début du 19ème siècle,environ 1.500 italiens residaient de manière permanente à Tunis, à l’interieur
de la Médina, alors que les français étaient une centaine (même si parfois c’était des sujets de Royaumes
ou Granduchés italiens, au service des Chambres de Commerce ou des Comptoirs français,
devenus citoyens français après 1789: c’était le cas des gênois Gandolfo, envoyés à Tunis vers 1650
comme représentants de la Répu blique de Gênes devenus citoyens français, en transformant leur nom en
Galdolphe, lorsque Napoleon Bonaparte reunit Gênes et le Piemont à la France; un dernier membre de
cette famille vit toujours à Tunis). Au cours du 19ème siècle, leur nombre est allé croissant régulièrement,
pour connaître une très forte augmentation avec l’émigration provenant du sud à partir de 1870.

– En 1880, la ville de Tunis semble avoir compté entre 40 et 50 mille habitants, parmi lesquels les italiens
étaient au moins 4 mille et les français quelques centaines. Après 1881avec l’expansion de la ville hors
des murs, la population a connu une augmentation rapide et importante.

– Le recensement de 1906 donne les chiffres suivants, spectaculaires:
– population globale du pays = 1.900.000 habitants, dont 1.703.142 tunisiens musulmans, 64.170 juifs
tunisiens, 81.156 italiens, 36.610 français, 10.330 maltais, ainsi que des grecs, des espagnols, etc. etc.
– population de Tunis et alentours = 400.024 habitants, dont 52.076 italiens, 18.626 français , 5.000
maltais.

Qui pourrait imaginer aujourd’hui, à l’aube du 21ème siècle, l’intensité de la vie culturelle que connaissait la communauté européenne de Tunis, surtout italienne, il y a 110 – 120 ans, alors que la ville était presque entièrement enserrée à l’intérieur de ses murailles.

extrait du volume « Memoria della Collettività Italiana »

Le goût de Tunis , textes choisis et présentés par Philippe DI FALCO

Dans une collection du « petit mercure » dédiée au goût des villes (et des voyages), Philippe Di Folco nous offre un goût de Tunis, où il a sélectionné un choix original et varié de textes consacrés à la métropole méditerranéenne : vingt-sept auteurs, des écrivains du XIXe siècle (Chateaubriand, Dumas, Maupassant, Flaubert) aux plus contemporains ; voix européennes, mais aussi arabes, juives, italo-maltaises… « Dès 1830, Tunis captive les peintres et les auteurs romantiques. Entre 1910 et 1940, cet emballement explose littérairement. On assiste notamment à l’émergence d’une littérature judéo-arabe et italo-maltaise typiquement tunisoise. Après le départ de bon nombre de francophones, vers 1960, les auteurs arabes prennent le relais… ». Les textes permettent d’aborder des aspects très divers de la vie tunisoise, histoire, architecture, cuisine… et se complètent de notes synthétiques très éclairantes. Dans son introduction, Philippe Di Folco évoque une ville composite et modernisée « qui se cherche encore » et qu’il nous invite, assurément, à (re)découvrir sans retard.
Le goût de Tunis , textes choisis et présentés par Philippe Di Folco, Mercure de France, 2007.

éditions « Petit Mercure »

1955.1956, classe de 4eB2


Année 1955, Lycée Carnot de Tunis , classe de 4eB ,prof. :Mr Sebag,37 élèves .

De Haut en bas et de G à D :

1er rg : Landrin ,Hubert Guglielmi, V.Chaltiel, A.Fellous, Boccara, Cohen-Hadria, ? Maréchal , Cassar, Clerc, Jean Rusterucci,
2e rg : G.Bismuth, Hadjaj, Castro, R.Bismuth, Guez, J-Paul Cohen-Solal (acteur sous le nom de Jean-Paul Solal), Poli, Micceli, J.Cohen .
3e rg : JEAN , Timsit, Angebault, Suid, Clermont, Scemama, Loubaton, Karila, Grignon, Bot .
4e rg : Brun , Chaltiel, P.Fellous, Pellerin, Sebag, François Retali , Alario, Lasri,Solas .

les copains d’enfance = Hubert Guglielmi, François Retali (comme moi profs)
photo et liste fournie par Jean Rusterucci.
Professeur de français : Paul Sebag

A TUNIS, LE DINER DE GALA DES ANCIENS DE CARNOT ET DE MUTU


Au Menu

• Salade de pâtes
• Grillades de poissons
• Sauce aux câpres et aux citrons
• Méli mélo de charlottes
• Thé ou café
• Eaux minérales à volonté – 1/2 vin

Participation : 50 Dt

Tickets en vente

* A Tunis :
• Dans les librairies « Claire fontaine »
• aux téléphones suivants : pour les réservations :
96358852 / 23331624 ou 71773052 22315960 24 306 815

Durant la soirée un diaporama des promotions, des bâtiments et des activités des anciens élèves sera projeté sur grand écran

A La Closerie de la Soukra, le 7/7/2007
Programme “tenue blanche recommandée”
– Soirée dansante
– Animations diverses : expositions de photos + Tombola etc
– Hommage à nos enseignants et équipes d’encadrement
– Remise de prix aux lauréats des lycées Bourguiba (ex-Carnot) et Pierre
Mendès-France (mutu)
– Dîner convivial

NADINE EN CROISIERE (avec Carnot)


Nadine chanteuse

Remo pianiste sur ce bel instrument (il n’a pas pu y jouer très longtemps… et leurs groupies, Lina, Martine et Bernard)

MSC MUSICA porte bien son nom ; ici, tout n’est que musique dans une ambiance art déco raffinée, presque irréelle au regard de cet horizon sans limite « bleu de Prusse » , envoûtant qui l’entoure ; l’écume ourle doucement le navire et dans le silence de la nuit, presque inquiétant, quelques vagues viennent heurter doucement la coque ; nous sommes en pleine mer ; impossible de fermer l’œil ! je suis surexcitée par cette atmosphère de fête loin de la terre ferme.

Après GENES qui, visiblement ne m’a pas marquée, deuxième escale sous le soleil ardent de NAPLES. La bande à CARNOT s’engouffre dans les ruelles étroites où déboulent de partout des scooters nerveux montés pas des drôles de mamas ; du linge d’un blanc douteux sèche entre les immeubles tandis qu’un panier suspendu à une corde descend d’un balcon pour recueillir les courses chez l’épicier du coin ; on s’interpelle …. SOPHIA, ROSSANA, MARCELLO , où êtes-vous passés ? si NAPLES reste populaire avec ses contrastes entre la couleur de son accent et la grisaille de ses quartiers sordides, elle n’en demeure pas moins fascinante en raison de la richesse de ses œuvres historiques et de ses monuments ; les ruines de POMPEI sont de plus en plus en ruines et CAPRI, ce n’est pas fini car j’y retournerai un jour…

PALERME, extraordinaire centre d’art, de culture et de tradition, est notre 3è escale ; des Calèches menées par des chevaux plutôt mafieux nous promènent en ville : nous nous sentons libres et sans retenue dans ce pays qui évoque la TUNISIE ; O Sole moi, DALIDIA, la PICCOLA SICILIA ; un petit tour en chantant dans les avenues jonchées de bougainvilliers et lauriers blancs, à la recherche obsessionnelle de poissons grillés inexistants malgré l’abondance de la pêche en ce lieu. Une courte et fraîche baignade dans la « riviera » et nous voilà repartis vers le bateau, les uns, agités, accélérant le pas, les autres, à la traîne, nonchalants…
Le rythme est infernal et seul le moment passé devant mon miroir pour les soirées de gala ressemble à de l’accalmie.

Notre île flottante n’est pas déserte ; 3500 personnes environ fourmillent sans cesse, jouissant de tout et jaillissant de partout, infatigablement….. qu’elle est loin, ma terre ; parfois, j’ai envie de m’enfuir mais je suis prisonnière ; où sont passés mes vingt ans ! paradoxalement, je deviens bohême et comme Charles, j’attends la gloire : je n’ai pas besoin de chantage, je chante pour eux et je m’en donne à cœur joie entre le blues et Edith Piaf.

Si aimer , c’est s’enrichir en donnant, alors je suis infiniment riche et mon ami, GIGI L’amoroso, beau cœur d’amour, œil de velours, alias Michel HAYOUN, n’est pas en reste. MSC MUSICA nous a ouvert les portes de la Comedia del arte et nous nous sommes déchaînés sur les années sixties, « dégainés » par notre guitariste favori; nous nous sommes réjouis de soirées en l’honneur de notre « vaillant » et séduisant commandant et de jam-session en toute intimité entre le piano de signore GASTONE et le bel ALFREDO.

Petite pause orientale au hammam aux senteurs de rose et de jasmin qui amorce notre retour aux sources du passé : la GOULETTE nous accueille à l’aube du 5ème jour pour un pèlerinage rapide au Lycée CARNOT, reçus par le nouveau proviseur autour d’un buffet couleur locale (xxxxxxDans la cour du lycée Remo BALDASSERONI. Avec son épouse, il a embarqué à l’escale de Naples pour nous retrouverxxxxxx) L’émotion est à son comble lorsque Maître Ahmed BEN MANSOUR évoque son passage quelque peu tourmenté au Lycée ;
(photo René ASSOUS)

Mais le parfum au goût mi suave, mi amer du thé aux pignons et la citronnade aux amandes de l’ex SIDI-CHAABANE immortalisé à présent en CAFE DES DELICES, viennent nous sortir de la douce torpeur de ce matin un peu brutal pour retrouver les collines de SIDI BOU. 4 heures, c’est trop court….

On embarque de nouveau vers PALMA la plus grande des îles Baléares ; escale de charme, de sérénité, de recueillement face à l’immense Cathédrale « terre de sienne », pause shopping et surtout, poissons grillés la nuit tombante, enfin dévorés……

BARCELONE, l’enivrante entre mer et montagne ; un pied dans la tradition et l’autre dans l’avant-garde ; éclatante de bruits et de vie ; nous filons allègrement dans Las Ramblas, artère palpitante de la ville sous un ciel menaçant ; les maisons de GAUDI cohabitent avec l’architecture gothique sans oublier l’extraordinaire Cathédrale SAGRADA FAMILIA, stalactites et stalagmites se dressant entre les donjons, qui ressemble de loin aux châteaux de sable dégoulinants de notre enfance.

Ultime étape à MARSEILLE où nous nous séparons, sur la pointe des pieds , comme pour ne pas se réveiller de ce beau rêve ; la terrienne que je suis continue de tanguer ; je quitte avec regret les copains qui, une fois de plus, ont prouvé qu’ils restent d’éternels adolescents….. ON THE ROAD AGAIN ET ARRIVEDERCI.

Nadine TIBI
Le géant des mers est au Port de MARSEILLE, éblouissant, suprêmement majestueux, incontournable. Il nous attend pour une croisière en Méditerranée…. Nous, les anciens de CARNOT et d’ailleurs pour 7 jours d’escapades vers GENES, NAPLES, PALERME, TUNIS, PALMA et BARCELONE pour un plein d’amitié, de délires, de fous rires dans un tourbillon de découvertes.

Le manteau de la Vierge d’Emile BRAMI (FAYARD, 2007)


Mais il sombrera avec nous, car, au contraire du yiddish, il ne donna jamais un livre imprimé. Alors je me suis résolue à broyer les mots de mon enfance jusqu’à les réduire en poudre pour fabriquer du français, comme les peintres du Quattrocento pilaient le lapis-lazuli, préparant ainsi le coûteux bleu céleste dont, par tradition, ils coloriaient le manteau de la Vierge.»

Une langue disparaît, un peuple aussi. Une femme écrit le roman de sa mère, incarnation malgré elle d’une communauté chassée de sa terre jusque sur les pentes de Belleville. Des Juifs de Tunisie, que reste-t-il ? Sinon quelques souvenirs déformés par le prisme du folklore méditerranéen et du malentendu historique – quand il aurait fallu comprendre leur mélancolie native et leur sentiment de déshérence. Dans ce livre de l’exil, d’une nostalgie universelle, Émile Brami les réhabilite, les sauve peut-être.

« J’aurais voulu raconter ton histoire dans notre dialecte, le judéotunisien, ce baragouin sans grammaire où se mêlent l’arabe, l’hébreu, l’espagnol, l’italien et le grec.

Voahangy RAMARIAVELO expose à la Maison des femmes de MONTREUIL

Voahangy nous convie à un voyage intérieur. Au delà de l’accessoire de mode ou du statut sociale que représentent les chaussures de femmes, il faut lire et découvrir ces portraits, agrémentés de timbres collés à même la toile et parsemés de petites phrases.

Exposition du 7 au 13 Juillet à la Maison des Femmes de Montreuil du lundi au vendredi de 14h à 18h et les samedis 9 juin et le 7 Juillet
Maison des Femmes de Montreuil – 24/28 rue de l’Eglise – 93100 Montreuil01 48 58 46 59 hypatie93@wanadoo.fr – http://www.maisondesfemmesdemontreuil.org

Voahangy Ramariavelo nous invite au vernissage le jeudi 7 Juin 2007, à partir de 18h
(Pour rappel, je vis aux USA et j’ai été élève au Lycée Carnot de 1970 a 1973.
Ce serait très sympa de revoir des anciens de Tunis! Tres cordialement, Voahangy Ramariavelo-Grenier )

Comme à la BARAKA de SIDI BOU

Pour LA soirée de l’année
OPEN BAR
Animation : Francky Perez (Radio communauté)
Humour : Max Boublil
Spectacle : ATMA et la participation d’autres artistes…et de Jacky Moati

mardi 26 juin 2007 de 21 h à 2 h du matin
P.A.F : 40 € QIN, 20, rue Quentin Bauchart – 75008 Paris

En raison des places limitées, envoyez dès que possible votre règlement
par chèque libellé à l’ordre de LALU
et adressé à
Francine Disegni- 2av des marronniers – 94120 Fontenay sous bois (0610305970)
Evénement parrainé par harissa.com

Remerciements:
BOUKHA BOKOBSA
Joel Bellity, Sonia Assous, Solange Maizil, Nani Boublil, Elisabeth Hosé
Et l’Association des anciens élèves du lycée Carnot de Tunis
Venez fêter l’esprit de la Baraka, la boite préféré des Tunisois ! La Baraka renaît à Paris – au QIN – l’un des endroits parisiens les plus tendances du moment et toutes les générations se retrouvent enfin pour fêter l’esprit Baraka.

Le déjeuner tradionnel d’AMILCAR

Le printemps est à mi-course et nous fait naturellement penser à le fêter à nos Agapes de Printemps du samedi 9 juin avant l’envolée vers les grandes vacances estivales mais pas caniculaires, bien sûr !
Cette date a été retenue pour permettre à nos convives d’exercer leur devoir civique même si René CHAR, notre poète et résistant de l’Isle-sur -la -Sorgue (1907-1988), adepte du merveilleux et de la rébellion, écrivait :
« Nous sommes ingouvernables. Le seul maître qui nous soit propice,c’est l’ECLAIR , qui tantôt nous illumine et tantôt nous pourfend ».
AGAPES DE PRINTEMPS DU 09 JUIN 2007
Pour ce déjeuner traditionnel et en accord avec nos amies d’Armand Fallières, il a été retenu à nouveau
L’Ermitage de Villebon (salon Victor Hugo )- Hôtel Mercure –
Route du Colonel Marcel Moraine 92360 MEUDON LA FORËT ( voir plan)

Nous aurons le plaisir d’accueillir Samira TURKI – TORGEMAN , présidente de l’Association des anciennes de la rue de Russie de Tunis (ex-Fallières) qui fera le déplacement de Tunis avec quelques anciennes, en réplique au 120e anniversaire de ce Lycée qui a été fêté en juin 2006 à Tunis.

L’apéritif sera servi à partir de 12 h et le repas dans une salle climatisée et réservée pour nous.
On prendra le café dans les jardins en échangeant souvenirs et projets jusqu’à 17 h.
Le prix du repas sera de 46 € par personne tout compris (apéritif / au choix : entrées et plats/ fromage et salade / desserts / vins, eaux minérales et café).
Une navette partira du métro Pont de Sèvres (devant le bar “Arcoues”) à 11h 45.
Merci d’adresser vos réservations au plus tard le 04 juin avec le coupon-réponse et le chèque.

MERCI D’AVANCE DE VOTRE PARTICIPATION NOMBREUSE ET JOYEUSE.

Ange LEONFORTE Tél. 01 45 65 22 31
22, rue Emile Dubois – 75014 PARIS e-mail : angeleonforte @wanadoo fr.

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Anciennes Elèves Lycée Armand Fallières *****Anciens Elèves Lycée Carnot Tunis
AGAPES DE PRINTEMPS DU 09 JUIN 2007

M/ Mme………………………………………..inscrit………..personnes
et joint un chèque de 46 € x……..personnes = ………….€
à l’ordre de : Amicale Lycée Carnot Tunis
chez M.Ange LEONFORTE – 22, rue Emile Dubois- 75014 PARIS

Plats choisis
Entrées : …….….Maraîchère de légumes/tartare d’avocat
ou ……Haricots verts vinaigrette au foie gras
Plats : …….……..Gigot d’agneau/ratatouille niçoise
ou………….Duo de saumon-daurade en brick / riz basmati
Prendra (- ont) la navette : OUI / NON (rayer la mention inutile)
AMILCAR présidée par Ange LEONFORTE, c’est l’amicale des anciens de Carnot (les anciens sont représentés par 3 associations : l’AAELC en Tunisie, la nôtre l’ALCT et l’amicale informelle Amilcar en France). Comme chaque année, ils organisent leurs agapes de printemps.

Que reste t’il à la Tunisie de ses communautés ?


. Cette société avait-elle une dimension véritablement multiculturelle?
. Quel est l’apport des différentes communautés à la Tunisie ?
. Est-ce une page oubliée de l’histoire ou en reste t’il des traces aujourd’hui dans la société tunisienne ?

Ensemble, nous en débattrons – au dîner-débat du mardi 5 juin – autour du livre Tunisie : Rêves de partage * : avec les auteurs : Guy Dugas , universitaire, spécialiste de la littérature maghrébine d’expression française , Adrien Salmieri, écrivain et historien, Nine Moati, écrivain (sous réserve) et Hédi Bouraoui , universitaire, poète et nouvelliste.
Inscrivez-vous vite et préparez vos questions pour ce passionnant et sûrement passionné débat, mardi 5 juin à 20h au restaurant de l’UNESCO (nouveau restaurant) au 7ème étage du 7, place de Fontenoy à Paris.

Pour cela il faut confirmer impérativement votre réservation en nous envoyant votre inscription par le coupon ci-dessous, accompagné du chèque de règlement.
A bientôt.
Bien cordialement.

Michel Hayoun

* éditions Omnibus, Paris 2005
#
Coupon à retourner à l’ ALCT , l’ Association des anciens du Lycée Carnot de Tunis

Nom………………..……………………………….. Prénom…………….……………………………………..
Tél./.Portable……….……………………………..… Email………….………………………………………….

participe au dîner du 5 juin à 20h au restaurant de l’UNESCO 7, place de Fontenoy 75007 Paris
qui comprend apéritif, entrée, plat, dessert, boissons : vin et eau

Adhérent 2007 : 46 € x ……… = …………€
Non-adhérent : 51 € x ……… = …………€
(chèque à l’ordre de l’ALCT , 18 Champs Elysées 75008 Paris)
NB : envoi de l’annuaire 2007 (220 pages, 2000 coordonnées) à réception de l’adhésion

Remarques libres :
Au lycée Carnot comme dans toute la Tunisie se côtoyaient Arabes, Juifs, Français, ;#304;taliens ou Maltais et d’autres encore… Ce monde pluriel et chaleureux s’est brisé sur les écueils de l’histoire.
Des questions auxquelles souvent nous n’avons pas eu de réponse se posent :

La presse italienne en Tunisie de Michele BRONDINO


Présentation de l’éditeur
La presse en langue italienne a été l’initiatrice de la presse périodique en Tunisie : le 21 mars 1838 voit paraître le « Giornale di Tunis e Cartagine », premier journal édité dans ce pays, auquel suivirent la presse européenne, surtout française, et celle en langue arabe. L’imposante présence de 123 titres de périodiques italiens aujourd’hui repérés, est un témoignage inestimable des événements politiques, économiques, sociaux et culturels non seulement de la communauté italienne mais aussi de la Tunisie, de la France du protectorat et des autres pays méditerranéens. Ces journaux italiens qui depuis 1838 ont accompagné les différentes vagues migratoires de populations italiennes et européennes nous racontent l’histoire de trois nations : la Tunisie, la France et l’Italie, sans compter les autres minorités européennes présentes en Tunisie dans les années à cheval des deux siècles, l’histoire de leur cohabitation, les rapports entre colonisateurs, colonisés et  » mystifiés de la colonisation « (A. Memmi). À travers la lecture de la presse italienne que les autorités françaises s’acharnèrent à étouffer, se dessine la force de ce nouvel instrument de pouvoir sur les masses et l’opinion publique qu’est la presse, dans une situation coloniale dont la question franco-italienne marque le point culminant. C’est dans cette confrontation que prend naissance le mouvement national tunisien et que se développe la dimension multiculturelle dont la Tunisie fera sa vocation et qui reste à notre avis, à l’heure des fondamentalismes, un véritable enjeu.
Face aux profondes transformations que connaît aujourd’hui la réalité socio-historique du Maghreb et de l’Union Européenne dans le contexte méditerranéen, une relecture critique de toute cette presse constitue un comparant historique important pour l’analyse de la rencontre conflictuelle qui se livre dans l’espace colonial et postcolonial actuel entre différentes langues, cultures et civilisations. La capacité à gérer l’identité plurielle représente le défi autour duquel se joue aujourd’hui le destin non seulement de la Tunisie mais du Maghreb et de la Méditerranée tout entiers, pris qu’ils sont dans les bouleversants processus de la globalisation.

Biographie de l’auteur
Michele Brondino, historien de la Méditerranée, a été attaché culturel et directeur des Instituts culturels italiens au Maghreb. Il est actuellement directeur de l’Association Sciences, Education et Cultures en Méditerranée (SECUM) et responsable de l’Encyclopédie de la Méditerranée (EDM). Ses principales publications lui ont valu le Prix des Sciences Sociales, Politiques et Economiques de l’Accademia dei Lincei de Rome.La presse italienne en Tunisie : Histoire et société (1838-1956) édité chez Publisud, Paris 2005.

Dimanche 20 mai : journée dédiée à l’histoire des juifs de Tunisie

Journée organisée par :
La Société d’Histoire des Juifs de Tunisie
MELANGES SUR L’HISTOIRE DES JUIFS DE TUNISIE : TRAVAUX RECENTS

Première séance
10h – 12h
ELEMENTS DE L’HISTOIRE DES JUIFS DE TUNISIE
A TRAVERS LES ARCHIVES ET LA PRESSE
Sous la présidence d’Ephraïm RIVELINE
Professeur à l’Université Denis Diderot (Paris VIII)

Les archives de l’Alliance Israélite Universelle récemment ouvertes
par Ariel Danan Université Panthéon-Sorbonne

Les élites économiques juives de la Régence de Tunis (XVII-XIXème siècles)
par Rhida Ben Rejeb Institut des Sciences Humaines de Jentouba (Tunisie)

L’identité des Juifs tunisiens à travers la presse judéo-arabe (fin XIX-début XXème siècles)par Sonia Bel Haj Brahim Faculté des Lettres de La Manouba (Tunisie)

Essai de comparaison de quelques aspects de la vie sociale, politique et économique des Juifs de Tunisie et d’Algérie entre 1920 et 1936
par Filippo Petrucci Université de Cagliari (Italie)

Deuxième séance
14h – 15h 15

CONTRIBUTIONS LITTERAIRES A LA CONSTRUCTION
DE L’HISTOIRE DES JUIFS DE TUNISIE

Sous la présidence de Samir MARZOUKI
Ancien directeur de l’Ecole Normale Supérieure de Tunis

L’imaginaire juif dans l’œuvre de Ryvel par Josiane Tubiana-Neuburger
I.N.A.L.C.O.

Maladie, vieillesse et mort de la Mère dans les écrits autobiographiques
des auteurs judéo-tunisiens par Ramla Ayari
Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis

Armand Guibert et la littérature judéo-maghrébine d’expression française
par Céline Brugeron Université Paul Valéry – Montpellier

Troisième séance
15h 30 – 16h 45

EN TUNISIE HORS DE TUNIS

Sous la présidence de Mireille HADAS-LEBEL
Professeur à l’Université de Paris-Sorbonne

La communauté juive de Ferryville (Menzel Bourguiba) sous le Protectorat français par William Berreby I.N.A.L.C.O.

La vie religieuse à Nabeul par Victor Hayoun
Université Denis Diderot (Paris VIII)

L’affaire Bonan : un cas d’antisémitisme à Nabeul à l’époque de l’affaire Dreyfus par Omhani Naïja Institut d’Etudes Politiques de Lyon

Quatrième séance
17h 00 – 18h 15

Sous la présidence de Catherine NICAULT
Professeur à l’Université de Reims

Les litiges entre Juifs et Musulmans portés devant les tribunaux de Tunis (1900-1945)par Ibtissam Ben Hafsia Faculté des Lettres de Manouba (Tunisie)

Les Musulmans et les formes d’émancipation des Juifs de Tunisie (XIX-XXème siècles)par Armand Maarek Université Panthéon-Sorbonne

La question de la nationalité française : négation ou métamorphose de l’identité
par Pauline Ollier Université de Lyon III

Société d’Histoire des Juifs de Tunisie
45, rue La Bruyère – 75009 Paris
A travers les archives, la littérature, la presse … le Dimanche 20 mai 2007 à l’Ecole Normale Supérieure 45 RUE D’ULM à Paris 5ème